IIIÀ Plouigneau, c’est le branle-bas de combat. Peter Pan a maintenant ouvert en grand la porte entre la rame et la cabine. Il vient s’assurer que le conducteur ne s’apprête pas à faire une bêtise – prévenir les autorités, par exemple – profitant de l’arrêt du train. Il garde un œil sur lui, tout en interpellant le contrôleur, attendant sagement, comme les infortunés autres voyageurs, les mains sur la tête. Le ton ne laisse aucune place à la discussion : — Toi, le contrôleur, tu te bouges le cul et tu vas ouvrir la porte à mes copains avec ton carré ! Et tu te magnes ! Une phrase accompagnée d’un mouvement du canon de son pistolet, lui désignant clairement le chemin. Soulagé de pouvoir relâcher un peu ses bras, au bord de la crampe, l’homme au poinçon ne se le fait pas dire deux fois, so


