IV— Laure ! C’est Isa ! Je ne te réveille pas ? — Tu rigoles ! Il n’est même pas 10 heures. Hugues regarde la télé, et moi je m’emmerde. — Tu t’emmerdes, fichtre ! C’est bien la première fois que je t’entends dire ça… — Écoute, je suis sortie du salon pour te parler, et maintenant, je peux te le dire, j’ai l’impression d’être vieille et de m’enfoncer un peu plus dans la déprime chaque jour… — La nouvelle que je vais t’annoncer va te remonter le moral, j’en suis sûre. Jean-René… — Ton directeur ? — Évidemment ! Donc Jean-René vient de recevoir un coup de fil d’un copain qui travaille au Télégramme. Il paraît que c’est l’effervescence à Morlaix. Il y aurait un train arrêté sur le viaduc… — Excuse-moi, mais si on sonnait le branle-bas de combat à chaque fois qu’il y a une panne de trai


