II-2

2002 Mots

La première idée de Lucile en revoyant Mme Benoît, fut qu’on lui avait changé sa mère à Paris. Jamais la jolie veuve n’avait été si facile et si indulgente. Tout ce que Lucile faisait était bien fait, tout ce qu’elle disait était bien dit ; elle se conduisait comme un ange et parlait d’or. Jamais la tendre mère ne pourrait se séparer d’une fille si accomplie ; elle la suivrait partout, elle ne la quitterait qu’à la mort. Elle lui disait, comme dans l’histoire de Ruth : « Ton pays sera mon pays. » Lucile ouvrit son cœur à cette nouvelle mère, et apprit avec une vive satisfaction qu’il y avait beaucoup de marquis jeunes, bien faits, et qui ne portaient point d’habits à paillettes. Le lendemain de l’arrivée de Mme Benoît, son amie, Mme Mélier, vint lui annoncer le prochain mariage de sa fill

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