SARAH PIERCE « Il faut qu’on parle », la voix de Nathaniel me tira de ma concentration sur le grille-pain. « J’ai dit tout ce qu’il y avait à dire », ai-je répondu après une profonde inspiration, sans même prendre la peine de tourner la tête vers lui. « Non. Il y a beaucoup à discuter. » Il entra et je me redressai, les yeux toujours rivés sur le grille-pain. « Mademoiselle Pierce. » «Va-t’en.» Il n'écoutait pas. Il se plaça bientôt à côté de moi, et ma colère envers lui tarda à se manifester. Je crois que le parfum de son eau de Cologne parvint à faire tomber mes défenses. Ce parfum à lui seul me rappelait nos jours heureux, et je rêvais d'y retourner. Oh m***e. Je dois être en train de perdre la tête. Ce parfum ne devrait plus me faire cet effet. Pas après tout ce qui s'est passé.


