DIVINE SURPRISE BERCÉE PAR LE STACCATO RÉGULIER du train en marche, Astrid s’endort, évacuant progressivement ses funestes pensées. Paris n’est plus qu’à vingt minutes. Le relief tourmenté des contreforts du Massif Central a fait place aux terres boisées de Sologne puis aux vastes plaines beauceronnes. La sonnerie de son téléphone portable la fait sursauter soudain. – Astrid ? C’est une voix familière. -Oui ? – C’est moi, Paul. J’ai besoin de toi. – Mais qu’est-ce qui se passe. J’ai lu les journaux. Tu es arrêté ? – Non, non. C’est un affreux malentendu. Je t’expliquerai. On vient d’avoir un accident. J’ai besoin de ton aide. – Où es-tu ? – Quelque part en Sologne. J’appelle d’une cabine téléphonique d’un village situé à peu près à trente kilomètres de la Motte-Beuvron. Je vais me


