ASTRID LE WEEK-END DE LA PENTECÔTE est froid et pluvieux. Il ne gêne en rien le flot des Parisiens se précipitant vers la Normandie voisine à la recherche d’un peu de verdure et de calme. Je ne suis pas la foule moutonnière. Bien au contraire, j’accepte de prendre la longue garde du week-end faisant plaisir à un collègue, heureux de pouvoir rejoindre sa petite chaumière Normande. À cinquante ans bientôt, je suis demandeur, cela surprend mes confrères, peu intéressés pour la plupart par les gardes de week-end. Bien que les vacances approchent, les consultations sont encore chargées. Ma compétence en chirurgie cœlioscopique est reconnue. Ma clientèle s’est étoffée peu à peu. Pour l’été, je demande à ma secrétaire de ne pas prendre de rendez-vous après cinq heures. Cela me permet, après la


