QUELQUES NUAGES LES JOURS SUIVANTS SONT ÉTONNANTS, éreintants toutefois. Car après des matinées opératoires où Martha réclame mon expertise et mes conseils, suivent des soirées étincelantes où malheureusement je ne tiens pas toujours le rythme. J’ai souvent des blancs ou des noirs. À dire vrai, je ne sais pas quelle couleur attribuer à cette situation. Quand panne il y a, celle-ci est toujours due à la vision d’une main rigide dans un désert blanc. Cette main ne me lâche pas. Difficile d’expliquer à Martha les raisons de mes défaillances. À chaque fois, j’accuse ma forme encore déficiente, promettant à Martha des jours meilleurs. Cette dernière croit bien faire en me gavant au petit-déjeuner de suppléments vitaminés et d’oligo-éléments. Elle n’a pas encore trouvé la poudre miracle, le phi


