Chapitre 27 Zoé Je me réveille en sursaut. La chambre est plongée dans l'obscurité, juste un rai de lumière qui filtre par les rideaux. La place à côté de moi est vide. Froide. Je me redresse, cligne des yeux. Et je le vois. Max est assis dans le fauteuil près de la fenêtre, torse nu, les coudes sur les genoux, la tête baissée. Il fixe le sol sans le voir. Ses épaules sont tendues, ses mains pendent entre ses cuisses. — Max ? Il lève la tête. Ses yeux sont fatigués, cernés. Il a dû passer des heures comme ça. — Pourquoi tu dors pas ? — Je réfléchissais. Je repousse les draps, m'assois au bord du lit. — À quoi ? Il hésite. Puis il dit : — À ton père. Mon ventre se serre. — Il rentre dans dix jours, Zoé. Dix jours et il sera là. Et après... comment on fait ? — On lui dit. —


