Mimi habitent à 2000 francs de transport de chez nous dans un petit village, je ne pourrai jamais rentrer à pied chez nous le trajet était trop long.
Le mari de Mimi à deux femmes Mimi et sa coépouses (Naah Michoutou: la mère de Michoutou) chez les bamouns, des que tu as un enfant ton prénom disparait et tu deviens juste la mère de quelqu’un.
Naah Michoutou avait eu cinq enfants et Mimi zéro d’où ma présence. Leurs mari avait construit trois maisons alignées de deux chambres chacune, lui dormais dans la première, Mimi dans la deuxième celle du milieu et la troisième juste après était à la mère de Michoutou avec ses enfants.
En face de chez Mimi il y avait un abri pour chèvres construit en planche de bois avec toiture en tôles.
A gauche des maisons, il y avait un grand poulailler contenant plus de deux cent poulets de chair, collé à deux petites cuisines de feu de bois, une autre petite construction en bois servait d'abri au canard.
Au bout de deux semaines, j’avais été formé comme fermière.
Mimi m’avait dit à mon arrivé:
- Tu sais, tu dois aider dans tous les travaux comme ça mon mari pourra t’accepter facilement.
Les travaux consistaient à se lever à cinq heures trente, juste après la prière courrier au poulailler ramassé les œufs avant que les poules ne les cassent elle même pour boire.
Ensuite, il fallait nettoyer le poulailler, puis je devais courir à la source qui se trouvait au fond d’une pente a à peu près 30 minute de marche de la maison le plus dur était de remonter avec un seau de vingt l****s sur la tête.
Après je devais nettoyer le bac à repas et verset le nouveau mélange de mais sec et de poisson fumé écrasé. Je finissais vers sept heures trente.
Là j’allais sortir les canards et je devais ensuite nettoyer leurs maisons – beuh la plus sale à chaque fois et en plus ça sentait très mauvais. Puis les mettre de l’eau propre même comme il finissait toujours par nager dessus.
Enfin il fallait faire deux tours pour aller attacher les chèvres près d’une prairie pour qu’elles broutent toute la journée...
Tita Michoutou (père de Michoutou et mari de Mimi) avait huit chèvres ; ne pouvant les amener en une fois je faisais donc deux tours si une s’échappait je lui courais après jusqu’à rattraper la corde qui était heureusement très longue.
Je revenais à la maison nettoyer le foyer des chèvres, à l’aide d’un balaie traditionnelle.
Puis, je balayais la cour enfin ! Je pouvais revenir dans la maison de Mimi pour laver le sol rapidement, les assiettes et hop j’étais prête pour l’école des blancs apparemment mon père avaient donné l’argent a Mimi pour m’inscrire à l’école j’arrivais généralement vers huit heures quinze ou trente.
On s’en foutait que tu sois en retard ou pas dans cette école . Notre maitresse alternait bavardage et recopie des cours au tableau nous recopions dans nos cahiers en même temps qu’elle. Et à douze heures, c’etait fini on rentrait à la maison.
Mimi me donnait vingt-cinq francs chaque matin pour l’école. Comme tous les matins j’achetais un gâteau de mais frais à l’huile rouge (très bon). Mais c’était pas très consistant . Mais il fallait attendre le retour de Mimi à dix sept trente pour qu’on prépare.
Mimi sort tous les matins à sept heures et ne revient à la maison qu’à dix sept heure trente, et ce, de lundi à dimanche. Ou allait-t-elle ? Mystère ! Elle ne travaille pas, femme au foyer. Mais jamais la ! je n’ai jamais résolue ce mystère.
Après l’école je faisais son lit et le mien puis je fermais la maison. ensuite je pouvais aller partout dans le quartier vagabonder rentre visite aux voisins, laver les assiettes par ici pour un plat de nourriture ou balayer la cour par-là pour dix franc cfa.
Au début j’avais tellement faim que je restais couchée tout l’après-midi, ne m'aidait pas, alors, je me suis lancée à la conquête des marmites du voisinage.
Je trouvais toujours un reste à avaler. En deux mois je suis passé de mince à très maigre ! malgré la gentillesse du voisinnage
Mimi et moi on se parlait à peine elle n’avait pas de temps. Les seuls mots qu’on s’échangeait était :
- Bonjour
- Bonjour
- Tu as fini les travaux ?
- Oui
- Tiens voilà vingt-cinq pour la journée.
- Merci
A dix huit heures:
- Tu es ou ?
- Dans la chambre.
- Viens mets le couscous au feu...
Et on préparait en silence . Ensuite, je les écoutais elle et son mari se discuter pendant qu’on mangeait:
- Mimi tu étais ou en journée ?
- Ce n'est pas ton problème
- Je suis ton mari
- Et moi je m' ennuie chez toi
-Je dors ici ce soir?
-Vas chez ta pondeuse moi je suis fatiguée.
-Je dors ici!
-On verra.
Si par malheur il sortait après Mimi fermait directement sa porte et il toquait, et il toquait pendant un bon bout de temps interminable... Puis, résigné, il s’en allait chez la deuxième qui l’accueillait avec les injures:
- Espèce d’idiot, imbécile, je t’ai entendu toquer chez ta préféré comme elle t’a chassé tu viens chez l’idiote tu ne dormiras pas ici non plus.
- Ce sont mes maisons je dors ou je veux et arrêt de crier.
- Sinon quoi? tu n’as pas haussé le ton la-bas et tu viens le faire chez moi ? va-t’en moi aussi je ne veux pas de toi.
-Je dors ici je te dis ne cherche pas les problèmes.
La dispute continuait souvent pendant un bon bout de temps et elle finissait toujours par le laisser entrer.
Et on pouvait enfin dormir.
Parfois, il entre chez Mimi à 18h00 et s'en allait directement l’attendre dans la chambre après les prières et là, c’est la bagarre toute la nuit.
- Laisse-moi tranquille Ibrahim (prénom du mari de Mimi)
- On ne fait plus jamais rien je suis ton mari j’ai des droits. Se plaignait t'il.
- Je m’en fou de tes droits c’est fini entre nous quand tu as pris une deuxième femme pour me remplacer! (cria t' elle) continue de me remplacer!
- Mimi (supplia son mari) ça fait huit ans que ça dure je dois te supplier tous les jours ? je t’ai demandé pardon non ?
- Oui mais elle est toujours la !
- C’est la mère de mes enfants !
Là, la coépouse de Mimi éclatait d’un grand rire provocateur
- ah! ah ah ah ooooooh! derrière la maison en disant- vous n’avez encore rien vu.
- Va disait Mimi allez continuer à vous moquer de moi je vais finir par m'en aller d'ici…. Et au bout d’un moment la discussion s’arrêtait et silence... Le lendemain matin, Ibrahim à cinq heure sort en claquant la porte de Mimi très fort.
Et le même scénario recommençait deux ou trois jours plus tard...c’était carrément notre routine.
Je ne comprenais pas comment les gens pouvaient se disputer ainsi constamment sans s’arrêter, presque tous les jours...Et les jours passaient ainsi...
Un soir, la coépouse avait demandé à Mimi si c’est sa faute si elle avait vendu ses enfants à l’époque ou elle se prostituait dans la ville de Douala.
Là, Mimi a menacé de quitter son mari le lendemain et à commencer a emballer ses affaires...
Le lendemain, Ce dernier s’est levé a cinq heures, est allé chez sa seconde femme, a tiré un des garçons du lit puis il est sortie dans la cour sous les cris de cette dernière qui se demandait ce qu’il comptait faire avec l’enfant.
- Ibrahim c’est quoi cette façon de réveiller l’enfant arrêt de le tirer tu l’amènes ou ?
- Viens avec moi. se contenta t ’il t’ordonner à l’enfant.
-...Mimi ! Mimi ! sort dans la cour!
- Quoi qu’est-ce que tu veux ? Laisses-moi faire mes valises et m'en aller en paix ooh!
- Mimi viens d’abord ici j’ai à vous parler dans la cour.
- A cette heure ? se plaint-elle en sortant qu’a même suivit de moi.
- Ecoutez-moi toutes les deux sans m’interrompre sinon je suis prêt à battre sur vous ! Gronda-t-il très en colère.
- Toi, en pointant la mère de Michoutou du doigt. tu as quatre enfants à partir d’aujourd’hui.
- Comment ? celle-ci écarquilla les yeux sans comprendre.
Il continu en l'ignorant:
– Et toi Mimi voici ton fils mon héritier! À partir d’aujourd’hui tu as un enfant sa vie c’est ton problème tu divorces tu vas avec lui. Tu l’habilles si tu veux ou tu le laisses se balader nu, tu le nourri si tu le veux ou tu le laisse mourir de famine voilà j’ai fini.
- Toi! s'adressant à la mère de Michoutou, tu as une remarque garde la pour toi.
Comme celle ci faisait mine de vouloir prendre l'enfant. Une seule objection je te vire de chez moi et je prends le jour même une autre femme que je vais installer dans ta maison et tu n’auras aucune chance de revenir ici
- Toi dit –il à son fils ta maman c’est Mimi maintenant et personne d’autre tu habiteras maintenant avec elle tu as compris ?
Le jeune garçon fit oui de la tête:
- Je peux aller dormir chez elle maintenant ?
- Oui vas-y . Lui dit Mimi toute contente. Allons y je n’ai plus rien à faire ici.
La mère de Michoutou pointe son mari du doigt en pleurant: Tu ne m’aimes pas! Tu ne m’aimes pas woooh! Mon mari me déteste oohhh !! Mon mari me déteste. On va voire ça ici ! la sorcellerie est entrée chez moi ooooh! Espèce de sorcière Mimi tu es une sorcière on va voire ça ici!
- On ne verra rien du tout ! dit son mari. Puis il suivit Mimi chez elle.
- Mon fils . Dit Mimi toute contente une fois à la maison. Vas te coucher dans la chambre de Aicha de toute les façons elle doit aller s’occuper des poulets .
Puis elle s’enferma dans sa chambre avec son mari...
Moi je sors de la maison en me demandant ce qui vennait de se passer. À partir de là j'ai dormi à même un natte jeté au sol du salon.
Le nouveau fils de Mimi a quinze ans, il s’appelle Amas et il est très gros et très grand .
Une année à passer une année ou mes vingt cinq se sont transformé en dix francs ou mes travaux ont augmentés, il fallait maintenant laver deux maisons celle du mari de Mimi en plus. Maintenant qu'il était réconcilier.
Les enfants du mari de Mimi ne faisait rien chez leurs mère encore moi chez leur papa il mangeait allait à l’école jouait et dormais...
Ma chère nouvelle maman Mimi m’avait suggéré de faire plus d’effort si je ne voulais pas que son mari me chasse et elle avec.
Elle me disait :
– Je ne t’ais rien fait de mal, si tu refuses de m’aider à faire plaisir à mon mari tu vas détruire mon Mariage, j’aurai très mal aie pitié de moi mon enfant ! Si j’avais la force je le ferais moi-même mais là je suis fatiguée. En passant elle avait plus ou moins de quarante cinq ans.
Une année de bagarre tous les jours avec le fils de Mimi qui essayait à chaque fois de m’obliger à laver ses habits ou à lui faire à manger en l’absence de Mimi.
A chaque fois Mimi me grondait moi sans jamais demandé ce qui s'était passee elle disait que je voulais détruire son Mariage.
Il prenait tout l’eau que je puisais pour se laver avec ça finissais toujours pars des cris et des coups.
J'avais une technique très simple face à mon adversaire et je n'avais aucune chance contre lui. Je cibler un coin sensible de son corps de préférence un avant bras, une cote ou une partie ou la chaire était très douce et je mordais dessus à pleine dents pendant tout le temps qu’il me rossait de coups, jusqu’à ce que quelqu’un vienne séparer. À la fin on était deux à pleurer .
L’avantage ce que mon l’adversaire risquait des cicatrices.
Un jour, en revenant des classes de l’école j’ai trouvé Mimi en pleine journée à la maison en train de trier le haricot:
-Salam (lui dis-je)
- Aicha tu es la ! Comment été l’école ? me dit-elle
- Ca va
-Tu dis que tu fais même quelle classe ?
C’est quoi cet intérêt soudain à ma personne ?
- CE2
- Ah bon ? donc tu es intelligente comme ça ?vas déposer ton sac et va te balader je mets juste du haricot au feu à bouillir .Ça va être prêt à partir de seize heures essai de revenir à temps pour manger.
- Je ne sors pas. lui dis-je hésitante elle a quoi aujourd’hui ?
- Mais non vas y tient vas chez ma copine la mère de moussa, je crois qu’elle regarde un film Indou ça te permettre de patienter. Tu sais que je n’ai pas les moyens de m’acheter une télé.
Film indou ? j’adore les films ! tous les films.
- Ok j’y vais. A plus.
Avant qu’elle ne change d’avis je sors de la maison en courant sans demander mon reste.
Sa copine en question habite à dix minutes de la maison ; arrivée sur place j’entre et tout le monde est concentré devant l’écran qui diffuse (Nagin la femme serpent) sans faire de bruit je me glisse juste sous le sol en face de la télé près des autres enfants du voisinage.
Vous-même vous savez à quel point ce film est long ! J’ai regardé le film pendant très longtemps quand il est finit la voisine à relancer les hostilités cette fois ci avec Rambo trop de bagarre trop de muscle trop passionnant ces americains...
A un moment donné je jette à coup par la fenêtre et mince il fait nuit, je ne peux continuer le film je me lève et sors, je fais le chemin retour en courant comme à l’aller.
A la descente de chez Mimi je vois un taxi et mon cœur fait un bond . Papa ? Mon père est là ?Je m’approche du véhicule et mince c’est bien le siens j’accélère le pas et entre en courant à la maison il est la!
- Papa ! Et je coure me jeter dans ses bras. Je ne savais pas que tu venais.
- Ah bon ta mère ne t’a rien dit ?
Mimi avant qu’un mot sorte de ma bouche:
- Je te l’ai dit comme tu joues trop tu as oublié ! Tu étais ou ? Je t’ai pourtant demandé de rester à la maison apprendre tes leçons après l’école tu vois à qu’elle heure tu rentres ?
-Mais… Tu as dit... ?
- J’ai dit quoi ? Je t’ai demandé de rester dehors jusqu’à 19 heures ? J’ai dit ça ?
- Non. Je réponds la tête baissée. Le film Indou était très long
- Quel film Indou ? J’ai envoyé ton frère Amas te chercher partout heureusement qu’il était là pour m’aider en cuisine comme toujours.
- J’étais ...essaya je d’expliquer
- Chez les voisins comme d’habitude je sais ! Mon frère si je t’ai écris c’est parce que je suis fatiguée de ton enfant à pars aller à l’école elle ne fait rien ici même m’aider à la cuisine jamais tout ce qu’elle veut c’est rentrer chez elle chez ses vrai parents ! je n’en peux plus mieux tu la récupères et tu la ramène chez vous.
Vu sous cet angle mieux j' arrêt de me défendre et j’avoue tous mes crimes surtout celles qui vont me permettre de rentrer avec papa oooh ! Je la laisse continuer.
- Je te dis mon frère mon mari a fait des efforts pour l’accepter mais ta fille refuse de lui puiser de l’eau. Quand ses propres enfants ne sont pas pour l’aider il supplie ta fille rien. Donc lui-même m’a demandé de te faire venir pour que tu la récupères.
Papa jusqu’à la silencieux.
- C’est vrai tu es comme ça ?
J’hésite en me disant que la vie était un choix avouer et m'en aller ou rester ici ?
- Aicha répond moi ?
- Oui c’est vrai papa je m’excuse. Mimi écarquilla les yeux sans comprendre.
Et banc ! Sur ma joue que je m’empresse de cacher de mes deux mains. Papa est furieux.
- Quoi tu veux dire que quoi Aicha ? Ta mère a raison sur tout ? Quelqu’un t’accueille chez toi et toi tu lui manques de respect ma propre fille ?
- Je te dis mon frère tape la bien parce-moi si je porte la main sur elle, elle dira que c’est parce que je ne suis pas sa vrai mère
- Ok . Dis mon père. On verra tu restes ici !
- Quoi ? s’inquiéta Mimi .
- Comment ? Moi-même, je ne comprends pas ce type hein ? eh cher papa ne fais pas ça.
-Mimi elle reste ici ! Et si elle ne change pas au bout d’une semaine préviens moi je viendrai la tabasser moi-même.
Une minute de silence...
- …Bon c’est toi qui voit c’est ton enfant moi je n’ai pas de problème avec elle.
- Elle reste, maintenant je m’en vais-je voulais bien te donner mille Francs Aicha mais là, c’est hors de question quand tu changeras on en reparlera.
Il se lève
- Papa s'il te plaît, ne me laisse pas.
- Arrêt tes enfantillages. Bon Mimi tient quelques chose pour toi. Et il lui tendit une enveloppe. Au revoir Mimi dit bonjour à ton mari quand il rentrera.
- Au revoir salue ta femme pour moi.
Papa sort, je sors derrière lui arrivée près de la voiture il me dit:
- Tu me déçois beaucoup tu sais ?
- Excuse-moi papa mais donne-moi l’argent stp regarde comment je suis maigre j’ai faim tout le temps papa ne me laisse pas comme ça s'il te plaît papa
Il m’observe quelque seconde et me dit:
- Tient comme ça tu pourras au moins manger dans tes marches
- Je regarde! Deux milles francs oooh merci ! merci ! Papa merci je t’aime très fort.
- Alors change de comportement et ne me fait plus honte.
- D’accord bye. Lui dis-je toute triste.
- Au revoir fais attention à toi .
- D’accord papa . Et je le regarde son taxi s’éloigner dans la nuit.
Ok, voilà quand on vous demande de travailler en équipe vous aimez jouer solo et piéger les gens. vous-même vous voyez les conséquences ?
Ma tante et moi on a tout fait foirer si elle m’avait expliqué qu’elle voulait que je m’en aille on aurait peut être changé de tactique ou jouer franc jeu avec papa et chacune aurait eu satisfaction au lieu de ça beuuh !!
Je cache mon billet sous sous mon slip et me dirige vers la maison…
J’entre dans la maison
Mimi et Amas mange le haricot en silence, je me dirige dans la chambre
- Eh ! Toi . Je me retourne vers Mimi. n'entre plus jamais dans la chambre d'Amas.
En passant Mimi faisait construire une chambre juste à gauche sa maison pour Amas.
Elle continue toute seule :
- C’est comme ça les enfants des gens tu as pitié deux tu les héberges et il te poignarde dans le dos.
- Je veux bien retourner chez nous
- Quoi tu dis quoi ?
- Il fallait aller me déposer chez nous simplement au lieu d’écrire des lettres et de mentir...
- Mon Dieu Amas tu entends comment elle me parle ? Je savais qu’elle était une bombe à retardement cette fille voilà ! Elle m’insulte dans ma propre maison ! Et puis tu sais quoi ? Oubli ton plat de haricot tu dormiras affamé ça t’apprendra à être insolente.
Oh zut ! j’aurai mieux fais de me taire …mais au point où j'en suis autant continuer de parler :
- De toute les façons je suis fatigué de travailler comme une esclave je veux m’en aller.
Mimi me regarde un moment et me dit calmement
- Tu peux t’en aller maintenant.
- Qui vas m’accompagner ? il fait nuit
- Ce n’est pas grave vas emballer tes choses je vais trouver une solution
Je coure dans la chambre sans demander mes restes et ressors cinq minutes après avec un ballot en pagne.
Pour tout vêtement j’avais trois vieilles robes dont les bas était en Lambos, un pantalon gris qui a avait connu des beaux jours un pull noir, une paire de chaussette, des sans confiances (paires de sandales en plastique) et une vielle tennis qui me servait de chaussure de classe.
- Tu veux vraiment partir ?
- Oui dis-je en secouant la tête
Mimi se lève de la table et me dit:
- Ok viens avec moi
Sans réfléchir je la suis au niveau de la porte Mimi me pousse violemment hors de la maison.
Et banc! elle referme sa porte et crac !crac ! Les verrous.
Je me retourne et commence à toquer:
- Mimi ! Mimi ! Ne me laisse pas dehors pardon ne me laisse pas dehors. criais- je.
Pas de réponse
- Mimi ! Mimi ! ouvre moi je partirai demain ouvre moi la porte !
Petit clac! La lumière du salon s’éteint ...
Elle veut seulement me faire peur mieux j'arrête de toquer et j’attends. Elle ne va pas laisser une enfant de neuf ans dehors qu'a même toute la nuit ?
Alors je m’installe sur une vieille chaise en bois dans la cour et j’attends ...
Une heure de temps plus tard la porte ne s’ouvre pas!
Mais non rassure toi aicha elle va ouvrir la porte mieux j’attends encore un peu me dis-je intérieurement. Et je continu à attendre...
Sérieusement je commence à avoir peur et il fait de plus en plus froid…
Un chien aboie au loin et je frisonne de peur et si … Non je me lève et recommence à toquer la porte de plus en plus fort en criant.
- Mimi Mimi ouvre moi ! Mimi ouvre moi la porte !!
Pas de réponse...
Au bout d'un moment, j’abandonne et je retourne m’assoir sur la chaise en bois je mets ma veille paire de chaussettes, je porte mon pantalon sous ma robe et y ajoute un pull.
Que faire? il est tard les voisins dorment. Bon je peux qu’a même essayer de voir si l’un deux est encore debout là j’ai trop froid .
Je me lève et me dirige vers une maison et je guette à travers la porte toutes les lumières sont éteintes je continu et va vers une autre maison, silence pas de lumière, je continu d’avancer tout droit là je traverse le champ de maïs qui nous sépare des autres voisins et j’avance lentement en sursautant au moindre bruit.
Mes propres pas m’effrayent ; En journée, c’est un bon endroit pour jouer j’y viens souvent mais là il fait trop sombre et si je trouvais un coin sombre ici pour m’étaler je serais peut-être à l’abri des bandits mais et les animaux ?
Et s'il y a les serpents venimeux ? Non merci, mieux je continu d’avancer en évitant de me mettre à courir au moindre brut.
J’ai vraiment très peur, ... j’aperçois de la lumière au loin et des gens entassés dans une cour chantent sous deux grandes tentes.
Vite j’accélère le pas et bientôt je suis dans la lumière.
Apparemment c’est une veillée un chrétien était mort…Bon on s’en fou du moment que je peux trouver un coin ou me réchauffer.
Je me trouve un fauteuil d’un un coin du mur et je m’y installe j’ écoute les chansons du deuil '' ooh nous sommes de passage sur cette terre ...''
Et le sommeil fini par m’emporter…
J’ai froid, j’ai vraiment très froid doucement j’ouvre les yeux aucun brut, je regarde un peu partout beaucoup des chaises sous les tentes et personne en vue. La veillée est finie tout le monde est allé se coucher.
Bon je me lève il fait vraiment très froid ici, je ne peux pas rester toute seule le mieux me dis-je c’est de retourner à la porte de Mimi et attendre que le jour se lève.
Je dois encore traverser le champ bon, quand il faut y aller ! Surtout ne pense à rien Aicha, à rien marche calmement... je m’éloigne des lumières et entre au milieu de maïs j’avance et tout à coup crac !crac !
Sans me demander d’où vient le bruit je me mets à courir à toute vitesse je craignais que quelqu’un ou quelque chose ne m’attrape en un rien de temps...
Oups ! J’arrive de l’autre côté juste derrière une maison ouf vraiment ! Je peux marcher calmement retour à la case de départ. ce n’est même pas la peine de toquer je vais directement me recoquiller sur la chaise en bois et je ferme les yeux ...
Je n’arriverai pas à dormir, je le sais au cas où je préfère voir le problème arriver. Je m’efforce d’ignorer le froid et j’attends …
j’ai dû m’endormir encore et c’est les cocoricos du poulailler qui me réveille...
Enfin il fait jour. Au bout de trente minutes, la porte de Mimi s’ouvre sur cette dernière. Elle jette un coup d’œil aux alentours et m’aperçois sur la chaise :
- Ah te voilà. Me dit-elle furieuse: Tu étais ou ? Tu as passé la nuit ou espèce de sorcière ? Tu me cherche les problèmes pourquoi ? réponds moi Tu as dormi ou ?
- Ici. Dis- je.
- Menteuse tu n’étais pas là, je t’ai cherché partout ! Dis-moi ou tu étais ? Je ne veux pas de problème avec ton père tu as un copain ? Tu sors déjà avec les hommes
Elle parle de quoi cette folle ?je la regarde sans comprendre:
- Quoi ?
-Dis-moi qui sait ? Tu as un amant ?
Je ne comprends pas. Je réponds totalement perdue:
- J’ai toqué personne n’a répondu et je suis allée aux funérailles de l’autre côté du quartier après je suis revenue ici.
- Tu as toqué quand sorcière? Je n’ai rien attendu! Et puis tu parles de quel funérailles tu étais chez les chrétiens ? Tu connaissais la veille dame qui est morte ? Tu la connaissais ?
- Non.
...