Après quelques heures à bucher sur un dessin qui ne menait à rien, je me suis résignée à retourner dans ma chambre. Cela fait maintenant une quarantaine de minutes, que je suis allongée sur le lit à regarder le plafond. C'est donc ça... la captivité. Objectivement, je n'ai pas à me plaindre. Tout n'est que luxe et volupté ici, du moins en apparence. Cette privation de droit, c'est sans doute le plus dur à encaisser. Le sentiment de ne plus avoir le contrôle sur sa vie et une certaine liberté de mouvement... C'est vraiment frustrant. Je me mens à moi-même, quand j'essaye de faire comme-ci ces prochains jours seront faciles à vivre! Quelques fois, j'ai l'impression que tout ceci n'est pas réel, que je ne peux me retrouver dans cette situation. Comme une réalité alternative, qui disparaitra


