– Mais vivez, est-ce que vivre ne suffit pas ? La joie est dans l’action. Et, brusquement, il s’adressa à Pauline, qui écoutait en souriant. – Voyons, vous, dites-lui donc comment vous faites pour être toujours contente. – Oh ! moi, répondit-elle d’un ton de plaisanterie, je tâche de m’oublier, de peur de devenir triste, et je pense aux autres, ce qui m’occupe et me fait prendre le mal en patience. Cette réponse parut irriter Lazare, qui soutint, par un besoin de contradiction méchante, que les femmes devaient avoir de la religion. Il affectait de ne pas comprendre pourquoi elle avait cessé de pratiquer depuis longtemps. Et elle donna ses raisons, de son air paisible. – C’est bien simple, la confession m’a blessée, je pense que beaucoup de femmes sont comme moi... Puis, il m’est imposs


