VIIILe commissaire a annoncé à Marie que Martin était en garde à vue. A mon étonnement, elle a hoché la tête sans rien dire, comme si elle s’y attendait. Puis elle dit : — Je comprends. Même si vous ne croyez pas vraiment qu’il soit un assassin, il faut… — Il faut quoi ? — Eh bien… Vous voulez provoquer des réactions, n’est-ce pas ? Et puis, il est trop négligent. Vous savez qu’il avait laissé traîner un vieux fusil dans l’armoire de son bureau ? — Ah oui ! Quand ça ? Comment l’avez-vous su ? Elle eut tout d’un coup l’air vague. — Oh ! Il n’y a pas très longtemps. Je travaille souvent dans la salle des micro-ordinateurs. Alors il m’arrive d’entendre ce qui ne m’est pas spécialement destiné. Le commissaire lui a expliqué ensuite pourquoi nous pensions que son fameux fil de fer était


