Quant à savoir ce qui se serait passé si les Tigers avaient perdu, il se contenta de répondre que la fête les aurait consolés. Logique.
Nous nous dirigeâmes ensemble vers le bar où un jeune homme à queue de cheval nous servit deux bières bien fraîches. Ils avaient même installé des guirlandes de couleurs qui scintillaient dans la nuit déjà présente. Toute la jeunesse en vogue de Plymouth était présente. Les filles avaient cet air libéré et sûr d’elle et les hommes portaient presque tous la banane à la Elvis Presley ainsi que des perfectos en cuir.
Nous quittâmes le bar après nous être fait resservir et nous allâmes écouter un petit groupe qui jouait du Rockabilly sur une scène improvisée, devant une énorme Buick qui devait être la leur. Ils jouaient des rythmes endiablés en tirant des visages à faire peur.
Finalement, après une petite heure d’attente, les Tigers passèrent la porte sous les acclamations. Ils semblaient ravis de la petite surprise qui les attendait dehors et reconnaissant qu’ils avaient prévu assez de bière pour toute une équipe de footballers américains ainsi qu’un grand nombre de leurs connaissances respectives. À ce propos nous devions être approximativement deux cents sur le petit parking.
-Alexia voici James dont je t’ai parlé ! Me présenta Lena en se cramponnant à son bras. N’est-il pas charmant ?
-Enchantée, je m’appelle Alexia.
-Salut ! Tu n’es venue qu’avec Lena ? Tu ne vas pas t’ennuyer si je te l’emprunte ?
-Pas du tout (« p*****e »), allez-y. Dis-je en esquissant mon sourire le plus hypocrite possible.
Évidemment que j’allais m’ennuyer bellâtre ! Je ne connaissais personne ici ! Je décidais de me précipiter vers le bar afin de réfléchir à la situation. Je demandais au barman quelque chose de plus corsé et il s’exécuta.
À côté de moi il y avait une jeune fille toute à fait pimpante. Des cheveux platines bouclés à outrance et relevés au dessus de sa tête, un rouge à lèvre si vif qu’il aurait pu éblouir un daltonien et un pantalon de cuir terriblement moulant qui laissait entrevoir chaque muscle de ses jambes.
Elle me proposa une cigarette et m’expliqua qu’elle était la petite amie du batteur du groupe. Elle était passablement éméchée et me détailla calmement que, selon elle, les batteurs n’étaient pas les membres « du-fond-de-scène » d’un groupe par hasard. Selon elle toujours, c’est parce qu’ils manquaient cruellement de personnalité et qu’ils compensaient leur impuissance sexuelle en frappant sur des peaux, histoire de se rappeler l’époque de sauvage où la musique n’était que des percussions et ou l’homme pouvait manger et b****r comme il l’entendait.
Je ne comprenais pas très bien ce point de vue, j’avais remarqué que les batteurs étaient plutôt jolis garçons et la copine du frère de Babeth avait dit, je crois, qu’ils n’étaient pas si mauvais au lit tous comptes faits... Nous en discutâmes en riant de nos exagérations et en buvant quelques verres. Je crois que je l’aimais bien.
Nous passâmes une bonne partie de la soirée ensemble. Elle me présenta au groupe qui nous présenta aux joueurs de l’équipe qui n’avaient plus, bien sûr, leurs armures bleues mais des teddy-boy de la même couleur. L’un d’eux regardait dans ma direction avec insistance, m’adressant des sourires quand nos regards se croisaient. Ou bien j’avais trop bu et je m’imaginais des choses. Toujours est-il qu’au bout d’un moment, il se décida à venir m’adresser la parole.
Il n’était pas très intéressant pour être tout à fait honnête avec vous. Mais étant donné mon état, entendre parler de mécanique et de football était bien suffisant et je ne demandais qu’a écouter. Je finis par le trouver assez attirant.
Il avait une façon adorable de remuer la lèvre inférieure quand il parlait et je crois bien qu’il faisait un effort surhumain pour choisir ses mots avec soin devant moi. Même s’ils étaient infructueux et médiocres, j’aimais qu’on fît des efforts pour ma personne et je me sentis flattée.
Nous avons tous dansé sur le rythme endiablé des musiciens et de la grosse contrebasse dont le musicien jouait en frappant des doigts sur ses grosses cordes. Mon cavalier s’appelait Ed. Je ne me souviens plus très bien de son rôle dans l’équipe mais il était un de ceux qui se cassaient le plus souvent le nez et qui faisait preuve de la force la plus impressionnante. Et en effet, il suffisait de regarder ses bras pour se rendre compte qu’ils étaient bien plus énormes que ceux du reste de l’équipe.
Il me dévorait du regard et j’adorais ça. Je ne pouvais m’empêcher de rouler des épaules comme une pucelle qui découvre l’amour et de lui adresser des petits sourires tout à fait clichés mais ceci fonctionnait à merveille.
Autour de nous, les convives partaient, égrainés comme les pistils d’une grande fleur dans la nuit américaine. Certains commençaient tôt leur journée le lendemain et d’autres devaient s’ennuyer quelque peu.
Je pris congé de Ed en lui promettant de le retrouver quelques temps plus tard. J’avais envie de marcher simplement et de retrouver Lena qui se faisait désirer. Je fis quelques pas autour du parking et, près du mur du stade, je remarquai deux silhouettes debout l’une contre l’autre.
En m’approchant, je pus constater qu’il s’agissait de Lena et de James qui avaient dû passer la soirée à se chercher.
C’était le moment parfait pour eux. Curieuse, je me cachais derrière une voiture et décidais de fumer une cigarette le plus discrètement possible en buvant une énième bière et en regardant ce qui allait se passer.
James semblait bien plus empoté en matière d’amour qu’en matière de sport. Il ne savait pas où mettre ses mains et cherchait sans cesse la bouche de Lena, elle-même assez peu éclairée par les lampadaires du parking. C’est clairement elle qui menait la danse.
Elle déboutonna son pantalon avec dextérité et le baissa jusqu’à ses chevilles en gloussant. Lorsqu’elle se mit à genoux, il posa sa large main sur sa tête. Elle aima ça et l’encouragea à carrément saisir ses cheveux blonds. Elle glissa dans sa bouche la longue queue dont il était doté et commença les mouvements de tête nécessaire à le faire grossir encore. Et dire que cette bouche avait été en contact avec ma propre chatte quelques heures auparavant… Cette pensée me fit instantanément mouiller, portant la main à mon intimité, je me rappelais que je n’avais pas de culotte.
En glissant mon doigt le long de ma fente , je me rendis compte que j’étais effectivement trempée… C'en était trop pour moi, je décidais de me caresser rapidement en les épiant de derrière la grosse voiture, accroupie derrière son capot.
Ses mouvements étaient amples et elle effectuait cette action sans aucune pudeur. Le fait que je les observe ainsi ne l’aurait d’ailleurs certainement pas gênée, mais je trouvais ça particulièrement excitant qu'elle ne soit pas au courant.
Par moments, elle l’attrapait par le c*l, comme elle l’avait fait avec moi, mais cette fois de façon à approcher son bassin plus près de son bassin afin de le faire entrer plus loin dans sa gorge. De loin, je l'entendais s’étouffer et il stoppait son mouvement, précautionneux. Elle se renfonçait de plus belle sur sa queue et il reprenait à grogner de plaisir.
Puis, elle enleva rapidement son pantalon mais en gardant son petit blouson de cuir. Elle l’embrassa pendant qu’il caressait ses parties avec délectation. Puis, elle se retourna et plaqua ses avant-bras contre le mur du stade et releva son petit c*l afin de se laisser prendre, enfin docile.
Il s’enfonça en elle avec délicatesse et releva ses derniers vêtements afin de saisir ses hanches. Il s'activa de plus en plus vite, lui arrachant des petits cris de plaisirs. Il se permit même le luxe de lui appliquer une fessée plutôt brusque, ce qui sembla lui plaire !
Frénétiquement, ma main décrivait de petits cercles rapides sur mon c******s et je ne pouvais réprimer le besoin de mordre ma lèvre inférieure. Et puis cela m’évitait de gémir trop fort devant les acteurs du spectacle auquel j’assistais. Ma peau était parcourue de milles frissons quand leurs têtes tournaient dans ma direction, sans doute par prudence. Les voir ainsi en action était un véritable plaisir.
Elle dut sentir qu’il venait car elle se retira et s’agenouilla devant lui en prenant sa queue à deux mains et en le branlant avec conviction.
Je l’entendis soudain jouir et je vis un simple jet (de loin et dans la nuit c’était déjà un miracle) frapper le visage de Lena et sans doute sa langue qu’elle tendait avec appétit. Pour ma part, quand j’eus fini de me caresser, je revins vers la soirée, les jambes tremblantes et l’esprit ailleurs.
Un petit remontant me ferait sans doute le plus grand bien. Je commandais donc un whisky et le sirota tranquillement en observant les convives disparaître petit à petit. Bientôt, il ne resta plus que l’équipe des Tigers au complet, quelques uns de leurs amis et la jeune blonde que j’étais rencontré plus tôt. Je lui pris également un verre et me dirigea vers elle.
Contre toute attente, elle était comme sobre. J’imagine qu’avec ce qu’elle avait bu cela ne pouvait pas être possible au niveau de son organisme, mais elle se comportait comme quelqu’un qui n’avait absolument pas bu. Sa locution était parfaite et son corps ne se trahissant d’aucun geste suspects.
Nous eûmes une conversation très agréable à propos de l’éducation qu’elle avait reçu et de ses conséquences sur sa personne. Elle ne jugeait pas ça si mal tout compte fait.
Alors que nous discutions, quelqu’un frappa sur mon épaule. En me retournant je constatais qu’il s’agissait de Éd à qui j’avais promis ma compagnie. Je m’excusais avec charme et il me pardonna en me gratifiant d’un sourire plutôt charmant. La jeune fille lui demanda si il pouvait la ramener et il me demanda à son tour si je voulais venir avec eux. C’était les deux seules personnes que j’avais rencontré et puis je n’avais pas spécialement envie de rester. Mais alors que nous nous dirigions vers la vieille Cadillac de Ed, Lena et James firent leur apparition.
-Hé ! Vous allez où comme ça ? S’écria Lena en agitant les bras.
-On ramène Sandy ! Répondit Ed. Vous venez ? On prend quelques bouteilles et on fait un feu dans le désert !
Nous approuvions tous cette décision certes pas très sage mais nécessaire pour continuer la nuit. L’intérieur de la voiture ressemblait à une foire aux monstres. Nous criions tous avec ferveur et nos rire s'entendaient probablement jusqu’aux cieux et Dieu, dans son grand palais, devait sans doute rire avec nous. Nous étions heureux de vivre tout simplement.
Les roues de la Cadillac quittèrent soudainement la route et tracèrent leur propre voie dans le désert pendant quelques kilomètres et Éd la fit s’arrêter en plein milieu de la pampa. Nous étions tous ivre et à ce titre, installer notre feu à quelques mètres de la voiture serait bien suffisant.
Nous ramassâmes quelques morceaux de bois traînant ça et la, éclairés par les phares de la voiture et nous créâmes un petit cercle de feu dans lequel James et Éd allumèrent des feuilles de journaux, allumant par-là même le reste des brindilles puis les branches.
Nous prîmes place autour de ce feu qui réchauffait un peu la froide nuit du désert. Sandy discutait avec Éd et je me sentais un petit peu jalouse pour être tout à fait franche. Mais j’étais rassurée car il me jetait parfois de petits regards complices. Lena, James et moi discutions tranquillement en fumant ces Lucky Strikes que la terre entière nous enviait. La soirée s’écoulait tranquillement.
Sandy, qui avait cette fois trop bu, partit sur un long monologue. Elle nous expliqua que nous ne devions pas considérer que ce désert sablonneux dans lequel nous jouions nous appartenait.
Que jadis de grandes puissances parcouraient ces terres et en réglait les moindres détails. De nobles hommes en tenues modestes connaissaient chaque pierre, chaque vent et chaque sillon dans les falaises comme s'ils connaissaient leur propre corps.