VI-6

3147 Mots

Félicité laissait passer le flot. Elle avait reçu les reproches de son mari avec une douceur angélique, baissant la tête, comme une coupable, ce qui lui permettait de rayonner en dessous. Par son attitude, elle poussait Pierre, elle l’affolait. Quand la voix manqua au pauvre homme, elle eut de gros soupirs, feignant le repentir ; puis elle répéta d’une voix désolée : – Qu’allons-nous faire, mon Dieu ! Qu’allons-nous faire !… Nous sommes criblés de dettes. – C’est ta faute ! Cria Pierre en mettant dans ce cri ses dernières forces. Les Rougon, en effet, devaient de tous les côtés. L’espérance d’un succès prochain leur avait fait perdre toute prudence. Depuis le commencement de 1851, ils s’étaient laissés aller jusqu’à offrir, chaque soir, aux habitués du salon jaune, des verres de sirop e

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