Épisode 6 : L’annonce du mariage
Ce matin, Lydia était la première au bureau, car elle avait beaucoup de travail devant elle. Elle n’a pas eu le temps de s’habiller comme une vraie dame. Il était 7 h 15mns quand Jules est arrivé au bureau. Elle le demande de venir dans mon bureau
Jules avec un sourire : Bonjour patronne ! Je voulais vous souhaiter la bienvenue et m’assurer que vous ne manquez de rien
Lydia : Bonjour Jules ! Merci beaucoup. Ça tombe bien j’aimerais te parler. Informe les autres qu’il y aura une réunion dans trente minutes. As-tu fait ce que je t’ai demandé hier ?
Jules : Oui, c'est fait, tenez !
Jules me tend des papiers, mais au fond de lui des millions de questions le brûlaient à l’intérieur.
Jules : Patronne, excusez-moi pour mon indiscrétion, mais voulez-vous vraiment diminuer le nombre des personnels ?
Lydia : J’espère ne pas en arriver là, si je n’ai pas d’autres choix oui je le ferai.
Jules : Je vous comprends patronne. Je vous souhaite la bienvenue parmi nous et une bonne journée
Jules se tourna vers la sortie, au moment d’ouvrir la porte, Lydia le retenait à nouveau
Lydia : J’ai besoin de te parler
Jules : Je vous écoute
Lydia : Je voulais m’excuser de la manière dont je t’ai parlé hier.
Jules : Vous n’avez pas besoin de faire ça. Nous sommes à votre service
Le téléphone de Lydia sonnait, quand elle a vu l’écran de son téléphone, elle se rappela son rendez-vous à la banque
Lydia : Je dois sortir pour un rendez-vous très important. Je te demande de diriger la réunion à ma place. Je veux qu’ils analysent tous les appels d’offre du plus petit au plus grand. Je ne veux pas qu’ils négligent le moins détail que j’ai noté sur ces papiers
Ainsi, Lydia remet des feuilles de papiers avec ses instructions à Jules. Elle prend son sac à main et referme son bureau derrière elle.
La journée s’annonçait fatiguant, Lydia avait fait le tour des banques de la ville, mais elle sortait toujours avec un air triste.
Il était 16h et Marie-Line appel Lydia au téléphone pour la rappeler sa présentation. Lydia avait bien réfléchi, à propos des sentiments qu’elle ressentait pour Jules. Pour elle, le travail passe avant tout.
Deux mois après, rien n’avait changé, Lydia se battait corps et âme pour sauver l’entreprise de son père. Ce soir-là, Lydia et ses parents étaient à table. Ils avaient fini de dîner, Laurent TAO voulait parler à sa fille, mais il avait peur de sa réaction. Lydia est une fille douce et calme, mais quand il le faut, elle sait se défendre
Laurent TAO : J’ai une nouvelle à vous annoncer. Mais je voulais que vous sachiez tous les deux, que cela n’a pas été une décision facile à prendre
Lydia : Papa ne me dites pas que vous voulez vendre maintenant. Regardez ces chiffres, nous commençons à avoir des bons résultats. Et si nous gardons ce rythme, nous allons pouvoir payer les dettes
Lydia remettait un dossier à son père. Laurent ouvre le dossier et jeta un coup d’œil, ensuite il respire profondément. Il pose le dossier sur la table et répond à sa fille
Laurent TAO : Ma fille, la nouvelle concerne l’entreprise et toi. Je veux que tu saches que tout ce que je fais, c’est pour ton bien. Je t’aime de tout mon cœur et je serai toujours là pour toi
Lydia : Papa, moi aussi je t’aime, mais je ne comprends plus rien
Cynthia : Lydia laisse ton père parler.
Laurent TAO : Ma fille, tu te maries la semaine prochaine
Lydia tenait un verre d’eau à la main, elle laissa le verre tombé. Elle n’arrivait pas à croire ce qu’elle venait d’entendre.
Lydia : Papa c’est une blague n’est-ce pas ?
Cynthia : C’est quoi cette histoire de mariage ?
Laurent TAO : Je n’ai pas eu le choix, c’est la seule option qui restait pour sauver l’entreprise.
Cynthia : Tu veux faire la même chose que mon père il y a des années. Je t’ai toujours soutenu, respecter toutes tes décisions pendant toutes ces années. Je suis désolée, mais ma fille ne se mariera pas avec un homme que tu as choisi
Laurent TAO : Vous ne comprenez pas, la banque viendra saisir l’entreprise et cette maison, nous allons, nous retrouver dans la rue sans rien
Lydia : Je peux trouver du travail dans une entreprise et je m’occuperai de vous, je vous le promets
Cynthia : Moi, la richesse m’importe peu. Tout ce qui compte pour moi, c’est d’être avec vous.
Laurent TAO : Ma très chère femme, tu n’as toujours pas compris. Il est vrai que l’argent n’est pas le plus important dans la vie, mais l’argent influence sur tout ce qui est important dans la vie. Tu parles ainsi parce que tu ne t’es pas encore retrouvé dans la rue. Crois-moi, après six mois dans la rue à chercher du travail pour que ta famille manger seulement à leur faim, tu changeras de raisonnement. Après six mois dans la rue sans une maison où habiter, tu changeras de langage. Après six mois dans la rue, sans pouvoir payer tes factures, le loyer de ta maison, ne peut pas pouvoir payer les ordonnances médicales de tes enfants, là seulement tu te rendras compte que l’argent est aussi important dans la vie de l’homme.
Lydia en pleure : Tout cela, est arrivé à cause de moi. Pensez-vous que me marier à un inconnu que je n’aime pas sans mon accord est-il la solution à notre problème ?
Cynthia : Qui est cet homme ?
Laurent TAO : Il s’appelle Hermann NAO, c’est un jeune homme…
Cynthia : Le fils d’Armando, ma fille ne se mariera pas à ce jeune homme.
Laurent TAO : Notre fille est incapable d’avoir une relation amoureuse avec un homme, si elle continue ainsi, elle restera seule toute sa vie
Lydia observait ses parents se disputer. Elle avait le cœur en mille morceaux. Tout cela était sa faute, pendant qu’elle vivait une vie de princesse à Londres, sa famille s’endettait. Au fond d’elle, elle ne pouvait pas désobéir son père. Elle lui devait tout, un sentiment de culpabilité envahissait son cœur.
Comment Herman apprend t-il la nouvelle ?