Ce fut ma première bataille navale, les chats. Et je puis vous dire qu’en ce qui concerne les batailles, les hommes sont de grands maîtres. Ils savent inventer tout ce qui peut tuer où faire mal ou détruire. Le corsaire me donna l’ordre de regagner la cabine, mais j’étais paralysé. Non par la peur, car je ne savais pas encore ce qu’était ce genre de combat. Non, j’étais paralysé par la curiosité, je voulais savoir ce qui allait se passer, comme un chaton curieux ! Tu te rends compte Petit Bout ? À mon âge ! Je restais donc sur le pont tout près de mon ami corsaire, campé sur l’arrière-train, regardant l’anglais qui maintenant s’était positionné par notre travers bâbord. Nous étions près de doubler de nouveau les Sorlingues, quand soudain, de son flanc, je vis sortir des flammes, puis quelq


