Durant les quelques jours que dura ce voyage, toutes les fins d’après-midi quand la chaleur devenait supportable, Hérodote nous amenait sur le pont du bateau pour nous faire prendre l’air. Je dois avouer que le premier jour où il le fit, une terreur absolue s’empara de moi en me voyant entouré de toute cette eau ; quand à Electre, c’est bien simple, j’ai cru que son cœur allait éclater de peur. Mon ami finit par nous rassurer à l’aide de mots et de caresses et petit à petit nous prîmes l’habitude de ces sorties au milieu de la foule qui occupait le pont du bateau. Hérodote m’avait prévenu, je me nommais Jason, car en sa compagnie j’étais devenu un chat voyageur. Cependant, j’ai mis un long moment avant de m’habituer à quitter régulièrement les maisons ou j’avais mes habitudes. L’errance n


