X-2

2011 Mots

Mon malaise était si évident pour tout le monde, que le public, bien certain que ce n’était pas là une scène préparée à l’avance, éclata en longs applaudissements, tandis que Cabriole m’emportait dans ses bras pour aller me jeter comme un paquet de hardes derrière la baraque. Pendant toute la représentation, je restai là, horriblement malade, incapable de faire un mouvement, sensible cependant à ce qui se passait autour de moi, aux rugissements du lion, aux cris des hyènes, aux bravos du public. Puis j’entendis le piétinement de la foule qui sortait, et, quelques instants après, je me sentis tiré par le bras. C’était Diélette ; elle tenait à la main un verre. « Tiens, bois ça, dit-elle, c’est de l’eau sucrée ; es-tu bête d’avoir eu peur pour moi, mais c’est égal, tu es un bon garçon. »

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