XII-4

2003 Mots

J’avais tourné à droite, en sortant de l’hospice ; à l’encoignure de la rue, je lus : Rue de Sèvres, et me trouvai sur un large boulevard planté de grands arbres. Où conduisait-il ? je n’en savais rien ; peu m’importait ! Puisque je n’avais pas de but, autant cette route qu’une autre. J’allais lentement, car, épuisé de fatigue, je commençais à ne plus pouvoir me traîner ; mes pieds sans chaussures et plongés dans la neige depuis le matin étaient devenus insensibles comme s’ils eussent été morts. Sur la contre-allée du boulevard, des enfants avaient fait une glissade ; je m’arrêtai machinalement pour les regarder. Parmi ceux qui passaient devant moi, quelle ne fut pas ma surprise de trouver une figure connue : c’était un enfant nommé Biboche, que j’avais vu à Falaise, où il appartenait à l

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