V Ma réception chez M. de Bihorel justifia pour moi sa réputation d’originalité, dont j’avais tant entendu parler. En arrivant, je le trouvai devant la porte de la maison, car, m’ayant vu de loin, il était venu au-devant de moi. « Arrive ici, dit-il, sans me laisser le temps de me reconnaître. As-tu jamais écrit une lettre ? Non. Eh bien, tu vas en écrire une à ta mère pour lui dire que tu es arrivé et que Samedi ira demain chercher ton linge. Par cette lettre je verrai ce que tu sais. Entre, et mets-toi là. » Il me fit entrer dans une grande salle pleine de livres, me montra une table sur laquelle étaient du papier, des plumes, de l’encre, et me laissa. J’avais plus envie de pleurer que d’écrire, car cette brusquerie, me tombant sur le cœur, après l’émotion de la séparation, me suffo


