VIII-3

2532 Mots

Je traversai le village, puis quand je fus assez éloigné pour ne pas craindre les curieux, je m’assis sur les marches d’un beau calvaire en granit qui se trouvait là. Il était construit au carrefour de quatre routes, au point le plus élevé d’un mamelon, et tout autour la vue s’étendait sur de grandes plaines boisées, au milieu desquelles se dressait çà et là un clocher en pierre ; derrière, la ligne blanche de la mer qui se confondait avec le ciel. Je marchais depuis le matin ; le soleil et la chaleur furent les plus forts ; m’étant accoudé sur une marche pour réfléchir plus tranquillement, je m’endormis. Quand je m’éveillai, je sentis deux yeux fixés sur les miens ; en même temps j’entendis une voix qui me disait : « Ne bouge pas. » Naturellement je n’eus garde d’obéir, et me levant, j

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