16 Pierrick se trouve dans un luxueux immeuble dont l’entrée n’est possible qu’après être passé sous l’œil scrutateur de la concierge qui soulève son rideau à chaque passage. Un grand escalier de marbre mène au premier étage. Pierrick sonne et entre comme un panneau doré lui intime de la faire. Il pénètre dans une vaste pièce, meublée de deux canapés et de trois fauteuils de velours bleu. Quelques revues sont négligemment posées sur une table en plexiglas. Pierrick s’assied dans l’un des fauteuils et s’y enfonce, il pense à la gêne qui sera la sienne quand il devra s’en lever et s’assied plus au bord. Il attend ainsi une dizaine de minutes pendant lesquelles il prépare son discours. Il pense d’abord parler du départ d’Anouk, puis des recherches, de sa peur, de sa détresse, de son passage


