21 Le corps de Pierrick est commandé par une étrange machinerie qui le guide vers l’école, la crèche, le travail. Les personnes rencontrées à Vaas et aux Mans se succèdent dans son esprit, tandis qu’il parcourt en voiture et à pied un chemin dont il connaît toutes les aspérités. La directrice de l’école de Judith, les trop nombreux parents à la crèche qui s’attardent auprès de leur progéniture, les embouteillages dans l’avenue, et surtout, surtout, Mathilde, qui ne montre aucune empathie pour Pierrick et lui reproche son nouvel emploi du temps. Pierrick est seul avec Mathilde ce matin, le lundi étant un jour où ses collègues sont particulièrement en retard. Il sait qu’il lui faudra à nouveau les recadrer. Mais tout cela a si peu d’importance. Qu’ils soient là à 9 h, 9 h 30, 10 h, ils son


