11 Je reviens les bras chargés de tous les outils technologiques que j’ai évités jusque-là : ordinateur, téléphone portable et de quelques b****s dessinées. Je pose le sac sur le canapé et file à la salle de bain prendre quatre cachets de Prinalgine pour faire cesser ce mal de tête qui ne me quitte pas. Le miroir me renvoie des traits marqués, émaciés. Je bois au robinet et me mouille le visage comme si cela pouvait effacer la fatigue. Puis je m’assieds sur le rebord de la fenêtre, mes jambes pendant dans le vide. J’ai peu investi cet appartement, je n’y ai mis aucun objet personnel ni même une affiche, une image, une carte postale. Rien. Je suis à un moment charnière. Faut-il que je m’installe ? Je ne suis pas mal ici. Au café, j’ai trouvé ma place. Tout le monde pense me connaître. J’a


