Le manoir Cole ne se contentait pas d'être une demeure ; c'était un mausolée de verre et de lumière où chaque murmure semblait amplifié par le vide des ambitions qui s'y croisaient. L’air, saturé par le parfum lourd des lys et l’effluve métallique du champagne haut de gamme, vibrait d’une élégance glaciale. Gabriel ne lâchait pas ma taille. Sa main, posée fermement contre la soie émeraude de ma hanche, était une ancre nécessaire dans cette mer de visages dont je ne percevais que les sourires de façade. Ma peau, encore sensible après les soins agressifs de la matinée, semblait trop fine pour le poids de cette soirée. À chaque pas, le frôlement de la robe contre mes jambes était un rappel constant de ma propre vulnérabilité. — Tu es éblouissante, Ava, murmura Marie Cole en s'extrayant d


