Tous les deux mois, une somme de quinze à vingt mille francs partait de l’étude de maître Maynard, à l’adresse de monsieur Servais. Celui-ci en accusait exactement réception, accablait Anselme de remerciements, suppliait son père de fixer lui-même le chiffre de ses honoraires, et finissait en donnant de bonnes nouvelles de Lucile, avec accompagnement d’allusions affectueuses aux vœux et aux espérances de son amant. Cet échange d’envois d’argent et de témoignages de gratitude dura un an ; après quoi, monsieur Servais écrivit à Anselme qu’il lui savait un gré infini de son activité et de son zèle, mais qu’il le priait de suspendre la vente, n’en ayant plus désormais un besoin aussi urgent ; qu’il se décidait à garder les Géranies avec le pare et le domaine attenant au château, pour le cas où


