IX-3

1232 Mots

« Mon ami, ajouta-t-elle de façon à ne pouvoir être entendue que par lui, par le prêtre et par Lucile, la vie peut mentir quelquefois, mais la mort ne ment pas… Écoutez-moi sans m’interrompre, et si vous étiez tenté de me refuser votre pardon, songez que c’est presque une morte qui vous implore… songez que l’orgueil, si irrité qu’il soit, doit s’apaiser devant un cercueil… Vous vous souvenez de ce jour où vous trouvâtes monsieur Julien Féraud, ici, presque à mes pieds… Lucile vous dit que c’était pour elle, que monsieur Feraud venait me demander sa main… Vous ne pouviez douter de la parole de cet ange ; vous fûtes rassuré, et moi, comme une lâche créature, j’acceptai ce mensonge qui me sauvait… car c’était un mensonge : monsieur Féraud était venu pour moi… Oh ! permettez que j’achève, et a

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER