Adama regarda autour d’elle. Les yeux fatigués Amadou lui avait envoyé un message la veille pour lui demander d’arriver plus tôt. Son boss était déjà la enfermé dans son bureau et de sacré mauvaise humeur. Il lui arrive même d’être de bonne humeur ? Elle avait un doute. Bon bref
- Amadou dans mon bureau s’il vous plaît. Ramenez Adama avec vous.
La voix grave et sensuel du bosse retentit dans tout l’espace. Pour même je pense que sa voix et sexy? Hum son ton la c’est pas affaire de on discute au calme pensa Adama.
Elle se leva et se muni d'une feuille et d'un stylo. Apparemment le vendredi c’est jour de bilan. On va voir tout ce qui c’est fait durant la semaine.
Peut-être est ce pour cela la convocation matinal. Un fois dans le bureau. Elle fit en sorte de s’effacer derrière Amadou. Difficile le pauvre était tout mince. .
Le grand manitou interrompit ce qu’il était entrain de faire et les regarda tous les deux à tour de rôle. Il entra vite dans le vif du sujet.
- J’ai des nouvelles et elles sont pas bonnes mais je suppose que cela dépend du point de vue ou l’on se place.
Il attarda son regard sur Adama. Elle à l’air d'un sac de pomme de terre dans ses habits informe pensa t il, mais ses rondeurs sont bien visible. Ho Dieu vient moi en aide.
- Amadou la bonne nouvelle c’est que tu vas rejoindre ton nouveau travail plutôt que prévue, la mauvaise, c’est que tu pars dimanche
- Pardon dit il en ouvrant grand les yeux. Dimanche c’est après demain il eut un rire incrédule
- Je sais répondit Zack d'un ton lasse. La nouvelle est tombé hier. Tout ce que j’ai pu obtenir c’est une semaine de repos après ton arrivée. Mais lundi sans faute tu devras pointer au siège. Et dans un mois tu pourras revenir et faire tout ce que tu ne pourras pas terminer d'ici dimanche.
Il se passa une main pour masser ses yeux fatigués. Il avait passé par pas mal de personne pour en arriver la. Heureusement qu’il avait encore de bon contacts dans la maison mère. Tu vois Mia il suffit pas de b****r une personne. Il faut bosser également. C’est comme ça qu’on gagne le respect des gens. Il à pu obtenir ainsi le ralliement à sa cause de certaines personnes.
Il laissa passer quelques secondes avant de reprendre. Cette fois ci il s'adressa à Adama
- Vous n’ignorez sans doutes pas l’effet de ce départ sur mon travail et le votre. La je dois dire que je n’ai plus vraiment le choix de vous garder ou pas. Le choix s'impose de lui-même. Amadou essayez de mettre Adama au courant d'un maximum de choses je m’occuperai du reste en temps voulu. Traitez les dossiers les plus importants. Je compte sur vous. Adama je souhaiterais vous parler en priver
Amadou sortit et elle s’avança à son niveaux
- Asseyez vous.
Elle obtempéra sans broncher. Il la regarda droit dans les yeux.
- Je ne suis pas rassuré de vous savoir ma secrétaire à temps plein. S’il y avait un autre moyen je l'aurais saisi depuis bien longtemps. Mais me voilà mis devant le fait accompli. Tout échappe à mon contrôle et j’ai horreur de ça. Ce qui veut dire que je serai probablement énervé jusqu’à ce que je me fasse à la situation. Vous serez amené à travailler avec moi j'attends de vous que vous soyez mon assistante et pas à ce que je me retrouve à jouer le rôle de nounou. Rendez-vous aussi efficace que vous le pourrez. Je mettrai une marge de compassion pour une semaine par rapport au fait que vous soyez nouvelle dans vos fonctions mais ça s’arrête là. Vous voilà plongez dans le bain. Profitez de cette journée au maximum c’est votre dernier jour de répit. Sur ce vous pouvez disposer
- C’est tout ? Vous ne me demandez pas si je veux dire quelques chose ?
Sans me regarder il prit son stylos
- La seule chose que vous pourriez dire c’est je démissionne. Si c’est pas le cas alors c’est pas important. Alors vous démissionner oui ou non ?
Il ne la regardait même pas
- N…non
- Pourquoi vous êtes encore la vous avez plein de chose à apprendre
. Quel c*n.
Jamais journée ne fut plus longue et plus pénible elle dura une éternité. Une tonne de choses à apprendre en une seule fois. Chaque dossier était étudié qu’une fois avant de passer à un autre. Ils ont tous avalez un sandwich sur le pouce. Sans compter qu’il y avait la réunion avec tout les directeurs dans la soirée. Adama n’avait pas arrêté de courir de gauche à droite.
Amadou à du partir pour régler quelques détails lié son prochain départ. Comme toujours dans ses situations le téléphone n’a pas arrêté elle répondait à l’aveugle ne savait pas qui filtré et quel appel passé. Elle appelait le grand manitou à chaque fois. Autant dire qu'au bout du 5iém appel il était moyennement coopérant.
La réunion avec les directeurs à durée une éternité. C’était rapide et bien organisé au début, jusqu’à ce que le directeur financier et le directeur juridique ait un accrochage. Dave intervint en leur disant de calmer le jeux. Zack les regarda faire plongé sur son tel il écrivait des mails et était assez concentré sur ce qu’il faisait, la situation ne semblant pas du tout l’ébranlait. Il les laissa faire, tout le monde les laissa faire.
Leur dispute sans queue ni tête prit une tournure dramatique quand le directeur juridique accusa le directeur financier de malversations l'autre répliqua en le traitant de menteur ensuite très vite on en arriva aux insultes.
Dave s'interposa avant qu’ils n’en viennent au main. Ce fut le tohu-bohu total. Zack rangea son téléphone dans sa poche trop calmement ce qui ne présageait rien de bon. Je le sais parce que je n’ai pas arrêté de le regarder lui. Ces gestes étaient posé et teintés d'un léger agacement. Il lança d’un ton sec
- ÇA SUFFIT MAINTENANT
Ce fut le silence immédiat
- Si je ne suis pas intervenue c’est parce que je ne gère pas une crèche. Mais si vous voulez vous tapez dessus c’est que je me suis trompé ce n’est pas une entreprise que j’ai mais un zoo. Si vous ne vous respectez pas vous-même ayez au moins du respect pour vos collègues.
- C’est lui…
- Je ne veux pas de vos avis j’étais là. Fall, une mise à pied d’une semaine pour les deux parties concernées, à retenir sur les congés et les soldes en motifs, tu mettras insubordination. Je ne tolérerai aucun retard concernant les dossiers que vous êtes entrain de traiter. Dit il en s’adressant aux deux directeurs. Ou que vous soyez cette semaine assuré vous que vos employés me les remettent vendredi prochain. On est pas sur un terrain de boxe. Pour vos différents concernant un dossier je suis celui qui tranche ici. Vos différents personnels ce règle en dehors de l’entreprise. Ceci est un avertissement pour tout le monde. Un écart de ce genre et c’est la porte pour le prochain employé qui réagirait de la même façon. Tu feras passé une note de service Fall. Adama vous vous chargerez de l’écrire. Très bien est-ce qu’on peut continuer.
On entendait même pas le bruit de respiration. Saly termina la réunion en parlant d’un cocktail en l’honneur de je ne sais quel importants clients de la boîte à remercier. Et elle parla d’une toute petite voix. Dans ma tête je me disait hors de questions que je le laisse me traumatiser de la sorte. Il se prend pour Dieu le père.
Mais en même temps personne ne veut perdre son boulot surtout pas moi. Grawoul na mougne rek lou méti yaggoul. (C’est pas grave, il pourra me dire ce qu’il veut façon c’est pas pour toute la vie donc…) .
Ensuite Amadou déclara à tout le monde que c’était son dernier jour. Dave était déjà au courant. Les autres poussèrent des ha ho hi de surprises ça fusait de partout « tu va nous manquer » « félicitations pour la promo » mais ça c’est quand le grand manitou parti en ça présence personne n'osa faire de commentaire.
On retourna à nos bureaux parce que la réunion se passait dans un autre étage. Et rebelote on continua le transfert de dossiers avec Amadou. 23h30 lorsqu’on termina enfin presque M Barry (Zack) nous à ordonner de rentrer. Nous terminerons le reste ensemble me dit il. Je n’arrivais pas à garder les yeux ouvert, ils étaient sec et piquaient.
J’avais un mal de dos terrible. Mon téléphone était à plat et je ne sentais plus mes pieds ma nuque me faisais un mal de chien à force d’être resté penché sur mon ordi. Je sentais le début d’une migraine. Amadou me déposa chez moi on se fit des aux revoir interminables.
En fait je redoutais de rentrer chez moi. Mon père allait me tuer direct. Il était presque qu’une heure du mat. Déjà il à pas aimé le premier jour. Troisième jours et je rentre à 1h ? C’est finis c’est mort il ne me laissera plus franchir le seuil de la porte. Je partis en trainant de pied. Avec un peu de chance Maje allait m'ouvrir la porte. Je vu une silhouette obscure devant la porte quoi ? C’est qui ça. Heureusement Amadou patientait dans sa voiture en attendant que j’entre.
- Adama c’est moi
Je reconnus ca voix c’était mon chériiiiiiiii. Je fis signe à Amadou de partir
- Ismeu qu’est-ce que tu fais là ?
- On devait se voir tu as oublié ? En plus de ça tu es injoignable.
Elle le prit dans ses bras
- Mon tel est éteint. Plus de batterie j’ai pas arrêté de me demander comment j’allais faire. Tu es là depuis longtemps
- À peine 10mn je me disais que j’allais appeler Maje et te voilà
- Oui bb je suis là. Mais est-ce qu’on peut remettre ça à demain là je vais déjà me faire tuer pour être rentré à cette heure ci
- C’est qui, qui t’a ramené ?
- Mon collègue de bureau je t'ai parlé de lui
- Non je vois pas
- Je t’arrête il fait trop nuit pour les crises de jalousie. Est qu’on peut parler demain ?
- J’ai quelque chose à te dire ?
- Là tout de suite
- C’est important Adama ça peut pas attendre demain.
- Tu es sûr ? Parce que…
- Nous deux c’est finis
- …
Elle resta muette sous le coup de… ki loumouy wokh niii ? (Il raconte quoi lui ?
- Adama tu m’as entendu ?
- …
- Adama dit quelque chose
- Répète ce que tu viens de dire
- Adama ne me rend pas la tâche plus difficile
- Ismeu répète ce que tu viens de dire.
- Je … tous les deux on peut pas continuer notre relation
- Et pourquoi ça
- Ma mère s'y oppose.
- Ta mère… hun. Et quel est le motifs de son refus.
- Elle… elle… elle
- Hé doul kagne nga deurr ? (m***e depuis quand tu bégaies ?
- Elle dit que tu es casté.
Il avait dit ça d’une traite. Adama laissa tombé son sac avant de le ramassé. Elle tremblait de tous ses membres jamais insulte n'avait été plus méprisante
- Ismeu on sort ensemble depuis 5 ans on est voisin depuis toujours. C’est aujourd’hui que ta mère peut dire que je suis griotte ? Elle vient de le découvrir
- …
- Parle moi lui criais-je
- Je… elle n’a jamais voulue.
- Pardon ?
- Je, elle pensait pas que j'allais t’épouser
- Tu es sérieux ?
- Elle n’a jamais pensé que notre relation irait aussi loin
J’observais un moment de silence donc tout ce temps les projets qu’on faisait je les faisais toute seule dans le vide. Ce lâche n’a jamais eut le courage de me dire tout cela.
- Tu savais tout cela. Et tu m’as rien dit
- Je pensais pouvoir la faire changer d’avis
- Alors qu’est-ce qui a changé c’est juste l’affaire de quelques mois. Mon salaire nous permettra de nous installer tous les deux si tu penses ne pas pouvoir habiter avec ta mère tout problème à une solution. On va les surmonter comme tout couple en difficultés. Ou tout jeune couple je sais pas moi
- Je…
- Ismeu bayil deur deur loubi (arrêtes tes bégaiements) ya quoi ?
- Je vais me marier
- Toi te marier ak kenene kou doul mane ? (Avec une autre que moi ?)
- …
- Yow hé yow lay wokhal degouma da melniii ( je crois que je ne t'ai pas bien entendue) tu vas quoi ?
- Je me marie demain.
Ce fut comme si elle recevait un seau d’eau froide sur la tête. Ses jambes ne la portaient plus.
- Je te jure que je voulais pas c’est ma mère qui à tout organisé c’est une de mes cousi…
La gifle parti toute seule. Elle pouvait sentir ses doigts picotaient. La porte de chez elle s'ouvrit à ce moment
- Adama dans la maison tout de suite c’était sa mère
Elle se retourna en direction de la maison. Il essaya de la retenir elle tira son bras et tchipa. Une fois chez elle, elle n’eut pas de répits à peine mit elle un pas dans la maison que son père commença à vociférer dans tout les sens.
Sa migraine avait prit plus d'ampleur. On dirait qu’elle avait un marteau piqueur dans la tête
- Tu traînes jusqu’à des heures pas possible tout le monde est inquiet au lieu de rentrer tu faisais quoi dehors
- J’étais au travail on à terminé tard
- Hé boulma wokh (ne me dis pas) j’étais au travail. Jusqu’à cet heure ci tu te fous de moi
- Est-ce qu’on en peut en parler demain
- Hé fissier m***e on en parle tout de suite ou est-ce que tu étais ?
- J’étais au bureau
- Papa, dit Maje, les nerfs sont tendus allons nous coucher et demain nous parlons tous calmement. Tu sais que tu nous à bien éduqué. Si Adama dit qu’elle était au travail alors elle était au travail
- Ha elle était au travail ? Dit il d’un air interrogateur. C’est le travail qu’elle va arrêter toussite (tout de suite) je vais voir si elle va continuer à rentrer à cette heure
- C’EST BON J’EN PEUX PLUS. JE N’ARRÊTE RIEN DU TOUT. JE GARDE MON BOULOT DE GRÉ OU DE FORCE.
Je fis fasse à mon père
- C’est juste parce que je ne suis pas ta fille que tu réagis comme ça boma djourone doma yakkal sama adinna ( si tu étais mon père tu ne chercherais pas à gâcher ma vie.
Je reçu la gifle waw kay le karma. Une gifle de parti une gifle revenu. J’entendais un bourdonnement dans mon oreille
- Keur gui degne fi djour gonei bouy youkhou watei domram. Ki yorr la yare la ba nga tolou nii def tchi yow waréfou baye nga tokk fiii di ko niakal teguine. Yow niit nga. Wokh djodjou war nga ko guenei sa guemigne. (Dans cette maison on a pas élevé les enfants pour qu'ils crient sur leur parents. Il t'a élevé t'a éduqué, il a rempli son devoir de père te concernant et tu oses lui manqué de respect. Tu n'as pas honte de dire des mots pareils?)
Je m’en foutais du discours de ma mère tout ce que je voulais c’etait plongé dans mon lit et effacer cet humiliation qui ne tarderait pas à me saisir d'un moment à l'autre.
Je regretterai sûrement les mots que j’ai dit à mon père mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui je ne ressentais plus rien. Je me retournais pour voir. Madjiguéne les yeux remplis de larmes. Ça détresse me toucha de plein fouet. Mon Dieu qu’est-ce que j’ai dit.
Elle courut se refugier dans notre chambre. Ma tête bourdonnait. J’avais envie de vomir. Mon père me regarda une dernière fois et entra dans sa chambre suivit de ma mère.
Je suffoquais. J’arrivais plus à respirer. Je me laisser glisser le long du mur. Me laissant aller jusqu’à me coucher sur le carreau froid. Je dû m’assoupir parce que je fût réveillé par une forte douleur musculaire pas facile de dormir à même le sol. Je regagnais notre chambre.
Maje dormait sur un coin du lit ou faisait semblant. Mon mal de tête avait baissé d’intensité mais était toujours présent. Je me déshabillais en faisant le moins de bruit possible je me couchais à l’autre extrémité du lit. Je gardais les yeux ouverts une bonne partie de la nuit et je m’endormie juste avant la prière du matin.
* Le problème de caste est bizarrement encore très présent au Sénégal. Je ne m'en suis rendue compte qu'après avoir lu de nombreux témoignages dans des groupes. Une partie de la population pense toujours être supérieure à l'autre. J'étais sidérée de lire des témoignages du genre. Mes parents ont menacé de rompre tout contact avec moi. Ma mère ne veut pas en entendre parler. Mon père s'y oppose. On vit toujours cela au 21iem siècle? Et les témoignages étaient nombreux. Souvent ils traitent d'inférieur des personnes avec de très bon statut social. Pourquoi un directeur d'entreprise serait inférieur à la femme qu'il veut épouser? Même si celle la à un niveaux d'étude moyen. Est ce qu'on peut m'expliquer cette logique. Mais qu'elle épouse un blanc alors là il y a pas de problème??? Ce qui me choque encore plus. C'est les personnes qui t'en parlent en te disant ces choses existent. Si tu l'épouses tu va en souffrir weuuu. Ensuite on est prit entre le marteau et l'enclume. On s'oppose à ses parents, ou on perd l'amour de sa vie. Certaines diront on pourra toujours trouver quelqu'un, mais on ne peut pas remplacer ces parents. Hé Gosh que dire.
Mon Pays va mal.
La petite annecdote.
Mon oncle qui travaillait pour USAID m'a parlé d'un projet qu'ils avaient pour les femmes dans certains villages au Sénégal. Alors il y avait un village en particulier, Je ne me rappelle plus lequel. Vous savez rek les américains. Ils ont fait des interviews et ont choisi la plus instruite. Le lendemain les femmes du village on fait une délégation pour dire que non cette femme ne pouvait pas les diriger parce qu'elle était d'une caste inférieure. Ils ont abandonné le projet. Parce que pour eux, il était hors de question de le donner à des illettrés.
Donc au final qui est le perdant?
J'aimerais bien lire vos avis sur la question.
Je sais que j'avance doucement dans l'histoire. Comme on dit: lentement mais sûrement. Alors vous avez aimé cette partie? On like silwouplait.
Bisous mes loulous ❤❤❤