XIX

1694 Mots

XIXEdmond Acire s’engagea à pied dans le Chemin Creux. Il avait laissé sa voiture dans la rue des Glénan, puis il avait continué tranquillement à pied pour rejoindre la cale. Là, il avait pris sur la droite comme un promeneur levé tôt. On était en pleine matinée. Un matin qui avait du mal à se réveiller. Les périodes avant et après l’été sont toujours un peu déconcertantes à vivre. Il y avait de la brume sur la mer. On sentait l’humidité latente. Pas de vent. Guère de bruit. Des images à la Bresson. Il marcha un peu, sans se presser. Il avait ressenti le besoin d’effectuer une ultime démarche avant de disparaître. Il y avait une personne qui avait droit à la vérité. Il doutait qu’elle soit réceptive à des aveux bien trop tardifs, mais il se devait d’essayer. L’avenir s’ouvrait devant lui

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