XXII— Madame Évelyne Toula ? — Oui, c’est moi. À qui… — Je suis Lorraine Bouchet, elle exhiba sa carte tricolore. J’enquête sur les meurtres… — Celui de mon mari ? — Entre autres ! — Pourquoi venez-vous me voir ? — Je vais vous répondre qu’il ne reste plus que vous. Ou presque. Je peux entrer ? La veuve, en tailleur noir très strict, écarta la porte et Lorraine pénétra dans la maison. À l’intérieur régnait une forte odeur de tabac. — Excusez-moi, dit Évelyne Toula en voyant la grimace de Lorraine. Je fume beaucoup. Mon mari médecin m’a toujours dit que ce poison finirait par m’emporter. Il est parti avant moi. Je vais aérer. Venez ! La maîtresse de maison se dirigea vers la porte-fenêtre et la bloqua entrouverte. Lorraine s’approcha. — Vous voyez bien le portail d’ici ! dit-elle


