CHAPITRE XIX.Un jour heureux, terminé malheureusement. Les oiseaux saluèrent la matinée du 1er septembre 1831 comme l’une des plus agréables de la saison, car ils ignoraient, heureusement pour la paix de leur cœur, les immenses préparatifs qu’on faisait pour les exterminer. Plus d’une jeune perdrix, qui trottait complaisamment dans les prés, avec toute la gracieuse coquetterie de la jeunesse ; et plus d’une mère perdrix, qui, de son petit œil rond, considérait cette légèreté avec l’air dédaigneux d’un oiseau plein d’expérience et de sagesse, ignorant également le destin qui les attendait, se baignaient dans l’air frais du matin, avec un sentiment de bonheur et de gaieté. Quelques heures plus tard, leurs cadavres devaient être étendus sur la terre ! Mais silence ! il est temps de terminer


