LIV. Le chevalier enchaîné

318 Mots

LIV. Le chevalier enchaîné Ainsi Perceval fut admis à la Table ronde. Or, il demeura longtemps à l’hôtel du roi pour diverses raisons que le conte ne dit pas ; et sans doute y fût-il resté davantage, sans une parole malheureuse qu’il entendit. Un jour, à l’entrée de l’hiver, au château de Cardigan, comme le roi était assis à son haut manger, Mordret dit à Keu : – Que vous semble de notre nouveau chevalier ? On croirait qu’il aime mieux paix que guerre. – Cela paraît assez à son écu ! Il n’a jamais coup féru, depuis son adoubement. Un fou de la cour, qui entendit cela, vint le répéter à Perceval en se moquant de lui. Et celui-ci, qui en eut grand’honte, résolut de se mettre sur-le-champ en quête de Lancelot, et de ne point revenir avant d’en avoir eu des nouvelles. Le soir, quand tout

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