XLV23 juillet. Les papillons du sentier de madame La Cigogne n’étaient encore que de vulgaires insectes, comparés à celui qui paradait ce soir au-dessus du jardinet de ma belle-mère. Dans le demi-jour habituel de la maison, nous prenions le thé de quatre heures assis sur les nattes blanches, à même le plancher, agitant négligemment des éventails, tant pour nous rafraîchir que pour intimider quelques moustiques indiscrets. Madame Prune, – car elle était là, s’étant remise à fréquenter assidûment chez madame Renoncule depuis mon retour dans le pays, – madame Prune, si sujette aux vapeurs pendant la période caniculaire, écartait d’une main les bords de son corsage afin de s’éventer l’estomac, et faisait ainsi pénétrer dans son intimité d’heureux petits souffles fripons, que toutefois la cei


