XMikhaïlof était au travail, comme toujours, quand on lui remit les cartes du comte Wronsky et de Golinitchef. La matinée s’était passée à peindre dans son atelier, mais, en rentrant chez lui, il s’était mis en colère contre sa femme, qui n’avait pas su s’arranger avec une propriétaire exigeante. « Je t’ai dit vingt fois de ne pas entrer en discussion avec elle. Tu es une sotte achevée, mais tu l’es triplement quand tu te lances dans des explications italiennes. – Pourquoi ne songes-tu pas aux arriérés ? ce n’est pas ma faute, à moi : si j’avais de l’argent… – Laisse-moi la paix, au nom du ciel ! – cria Mikhaïlof, la voix pleine de larmes, et il se retira dans sa chambre de travail, séparée par une cloison de la pièce commune, en ferma la porte à clef, et se boucha les oreilles. – Elle


