– Tu ne sais pas, dit-il un soir, après avoir reçu des calottes, très allumé, tu devrais m’épouser… Hein ? nous serions rigolos tous les deux ! Ce n’était pas une parole en l’air. Il avait sournoisement projeté ce mariage, pris du besoin d’étonner Paris. Le mari de Nana, hein ? quel chic ! Une apothéose un peu crâne ! Mais Nana le moucha d’une belle façon. – Moi t’épouser !… Ah bien ! si cette idée me tourmentait, il y a longtemps que j’aurais trouvé un époux ! Et un homme qui te vaudrait vingt fois, mon petit… J’ai reçu un tas de propositions. Tiens ! compte avec moi : Philippe, Georges, Foucarmont, Steiner, ça fait quatre, sans les autres que tu ne connais pas… C’est comme leur refrain à tous. Je ne peux pas être gentille, ils se mettent aussitôt à chanter : Veux-tu m’épouser, veux-tu


