CHAPITRE VI-5

1040 Mots

Et, un matin d’août, au milieu du réveil des Halles, Claude Lantier, qui promenait sa flânerie dans l’arrivage des légumes, le ventre serré par sa ceinture rouge, vint toucher la main de madame François, à la pointe Saint-Eustache. Elle était là, avec sa grande figure triste, assise sur ses navets et ses carottes. Le peintre restait sombre, malgré le clair soleil qui attendrissait déjà le velours gros vert des montagnes de choux. – Eh bien ! c’est fini, dit-il. Ils le renvoient là-bas… Je crois qu’ils l’ont déjà expédié à Brest. La maraîchère eut un geste de douleur muette. Elle promena la main lentement autour d’elle, elle murmura d’une voix sourde : – C’est Paris, c’est ce gueux de Paris. – Non, je sais qui c’est, ce sont des misérables, reprit Claude dont les poings se serraient. Im

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