Chapitre 30 Duquesne se présenta à la gendarmerie de Tréouergat le lendemain à 16 h 15. Dieumadi, qui était de permanence à l’accueil, le reçut avec un grand sourire. — Voilà, dit Duquesne très sec, j’ai été contrôlé hier soir et un objet m’appartenant a été saisi par la police. Je suis donc venu le chercher. Mary avait briefé Dieumadi, lui recommandant de faire traîner les choses en longueur. — Un objet ? fit-il les sourcils interrogateurs. — Oui… — Et… quelle était la nature de cet objet ? — Il s’agit d’une arme ! — Une arme ? — Oui, une carabine de vingt-deux long rifle destinée au tir sportif. — Au tir sportif ? — Oui, au tir sportif ! Vous ne savez pas ce que c’est que le tir sportif ? — Oh si, fit Dieumadi, mais je ne savais pas que ça se pratiquait la nuit ! — Je ne vou


