Sabrina savait qu’au fond, Robin n’avait pas tort. Pourtant, Zayla et son père avaient déplacé chaque pièce avec une précision implacable, comme dans une partie d’échecs savamment orchestrée, entraînant dans leurs manœuvres les parents mêmes de Robin. Le piège avait été tendu bien avant que Sabrina ne croise son regard pour la première fois. Malgré cela, elle devait reconnaître sa propre faute : elle n’aurait jamais dû révéler les informations médicales de Robin. Ce secret ne lui appartenait pas. La voix chargée de remords, elle finit par avouer qu’elle avait cru, naïvement, que son amour suffirait, qu’il n’aurait pas besoin d’un sacrifice pour naître. Elle n’avait jamais imaginé que Zayla détournerait cette vérité à son profit. En l’entendant, le cœur de Robin se réchauffa ; elle ne reje


