– Vous parliez d’une énorme baisse… – Elle s’est produite d’abord sur les actions des Gisements aurifères ; puis elle s’est étendue successivement aux autres entreprises de M. Thélinge. Le Grand-Crédit lui-même n’a pas été épargné. Hier encore, ses titres ont perdu cinquante francs. Ce qu’il y a de plus grave, c’est que le public s’alarme, se précipite aux guichets, retire les dépôts… Quand j’ai quitté Paris, on parlait d’une suspension de payements. – Mais, alors, c’est un désastre ! – J’espère encore que M. Thélinge pourra le prévenir. Il est très fort, M. Thélinge, très audacieux, très habile. Et puis, il a de l’argent, beaucoup d’argent, et sans doute, il jugera utile de sacrifier une partie de ce qu’il possède pour sauver son honneur. – N’y aura-t-il que le sien à sauver ? – Oh !


