En sortant de scène, on éprouve toujours le besoin de faire un commentaire. Remontant nue des coulisses, Mylène semblait rire toute seule. Elle tenait sur son bras ses affaires de strip-tease. Elle les tendit à Hélène tout en regardant la scène qui s’offrait à elle : Délire dans ses facéties, et nous en public hilare. Par une sorte de magnétisme, Mylène eut à ce moment plus de présence que Délire, qui s’arrêta net en voyant que notre intérêt avait changé d’objet. Dans une sorte de silence, Mylène parla : — J’étais déjà déshabillée et je commençais à faire mes saloperies… je voyais un type qui, au lieu de me regarder, discutait à haute voix… Je vais à lui, je me mets de dos, et je tiens mes chevilles pour lui faire voir mon cul de rêve… Je lui dis très fort : « — Comment tu trouves ça ? »


