Maintenant j’en voulais au Général d’avoir pris au sérieux la philosophie de mai, de s’exposer à un référendum pour y répondre. Il voulait par là vaincre « la loi d’airain du capitalisme ». Ah ! Sans doute, c’était une noble cause ! Mais ne voyait-il pas que les slogans de mai, qui vilipendaient la société de consommation dans les amphithéâtres et les salons s’étaient transformés en « Charlot des sous ! » que les beaux mots de liberté, de dignité s’amuïssaient devant l’argent ? Était-ce nécessaire d’engager des réformes quand le peuple ne voulait que des augmentations ? De risquer par un échec de remettre en cause tout ce qui avait été fait ? Tout ce qui était en gestation ? Installée dans ma voiture, je feuilletais mon journal, je voyais toutes les pages consacrées à l’avion Concorde, «


