CHANT XII

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CHANT XII Je marchais de concert avec l’âme accablée, comme avancent deux bœufs tirant le même joug, pendant que m’attendait mon gentil pédagogue. Mais lorsqu’il dit : « Pressons, laissons leur compagnie ; par ici, chacun doit pousser sa propre barque, en s’aidant, s’il le peut, des voiles et des rames », je me suis redressé, comme on fait quand on marche regardant devant soi, bien que par la pensée je demeurais toujours confus et accablé. J’avais repris la marche et suivais volontiers les traces de mon maître ; et déjà tous les deux nous éprouvions combien la route était facile[117], lorsqu’il me dit : « Dirige ton regard vers le bas ! Il est bon, si tu veux assurer ton voyage, d’examiner le lit où se posent tes pas. » Comme, pour conserver à jamais leur mémo

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