CHANT XIX

1063 Mots

CHANT XIX À l’heure où la chaleur du soleil ne peut plus tempérer les effets de la fraîcheur lunaire et la terre et Saturne ont été les plus forts[198], alors que les devins, avant que le jour pointe, voient surgir d’Orient leur majeure fortune[199], à l’endroit où bientôt s’effaceront les ombres, je vis dans mon sommeil une certaine femme[200] bègue, aux yeux de travers et les jambes tordues, le visage, livide et deux moignons pour mains. En l’observant, pareil au soleil qui détend les membres engourdis que la nuit refroidit, mon regard paraissait lui dégourdir la langue et puis la remettait complètement d’aplomb en peu de temps, peignant sur son visage pâle les couleurs que l’amour y place d’habitude. Dès qu’elle eut recouvré l’usage des paroles, elle chan

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