Mars 2014 Pelotonnée en chien de fusil, Bénédicte Louarn émergeait lentement d’un sommeil comblé. Léger sur sa peau nue, un bras lui enserrait la taille. Des boucles brunes lui chatouillaient la nuque et une douce chaleur émanait du corps de Laurent Amigouet, lové contre les courbes de son dos. Leurs ébats amoureux nocturnes s’étaient longuement poursuivis après une soirée passée au Melocotton, un bar où il l’avait entraînée pour se régaler d’un groupe de jazz, « des potes à moi », lui avait-il confié. Évidemment, Laurent et ces oiseaux de nuit avaient prolongé le spectacle d’une discussion à n’en plus finir devant une alignée de bières et de sandwiches. Bénédicte avait tenté de faire bonne figure en participant à la conversation animée, mais elle avait dû rapidement rendre les armes : sa


