XXVIÀ dater de ce jour, la santé de Rosario parut décliner avec plus de rapidité encore. Jusqu’alors, elle avait fait venir chaque dimanche une voiture de Morigny, pour se rendre à la messe du couvent. Mais elle dut cesser, tellement sa faiblesse était grande... Le médecin ne comprenait rien à cet état. Seuls, la supérieure et le curé de Morigny, au courant des événements tragiques de cette jeune existence, se rendaient compte que la souffrance morale était le grand facteur de ce dépérissement. – Mme de Sorrès doit aimer son mari, sans bien en avoir conscience, disait le prêtre à la vieille religieuse. Et pour une nature aussi ardente, sensible et fière que le paraît la sienne, le souvenir de ses torts involontaires, la pensée qu’il ne peut la souffrir, et qu’il la méprise, doivent être u


