XXVIII« Ce sera long », avait dit le médecin, en parlant de la guérison espérée... De fait, l’amélioration, bien qu’on ne pût la nier, se réalisa au cours des deux mois suivants avec une lenteur extrême. Rosario était arrivée à un tel degré de faiblesse qu’il lui fallait, pour ainsi dire, reprendre une nouvelle vie. Mais elle avait maintenant un levier puissant pour combattre ce dépérissement qui l’avait conduite au seuil de la mort. Ruiz lui avait pardonné ; il lui avait dit qu’il ne la quitterait plus jamais. Dès lors, elle tenait à cette vie qu’elle abandonnait auparavant sans regret ; elle s’y cramponnait de toute la force de son amour – car elle sentait bien comme il lui était cher, ce Ruiz par qui elle avait tant souffert. Lui, avec l’énergie qui faisait le fond de sa nature, s’acha
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