XIIISan-Luis, capitale de l’État de San-Luis-Potosi, fut une des plus opulentes cités du Mexique de la conquête. L’or et l’argent y affluaient. De somptueuses églises y furent édifiées, des demeures seigneuriales s’y élevèrent pour abriter les conquérants espagnols... Parmi celles-ci, une des plus magnifiques était celle des communs ancêtres de don Ruiz et de Rosario. On continuait, bien qu’elle appartînt depuis des siècles aux Sorrès, de l’appeler le palais d’Esvella, du nom de ce noble Espagnol devenu l’époux de la princesse mexicaine, fille d’Octezuma. Les deux arrière-petites-filles de ceux-ci, héritières des « signes de la Lune », à défaut d’enfants mâles, avaient épousé, l’une un Ojeda, l’autre un Sorrès. Celui-ci, fils de l’aînée, avait reçu dans sa part d’héritage le palais de San-


