XVIIDepuis deux jours, la caravane de dona Hermosa voyageait dans la sierra. Elle avait campé ce soir au pied d’un énorme rocher calciné par le soleil, et devenu couleur d’ocre. Une tente était dressée pour dona Hermosa, Rosario et Trinidad. Don Manuel, Corpano et les peones s’étaient installés, à leur gré, dans les anfractuosités voisines... Enfin, à une courte distance, campaient les deux cents hommes de l’Oiseau-Noir, le chef apache. Jusqu’ici, aucun indice ne laissait supposer une menace de la part de don Ruiz. L’expédition semblait entourée d’une sécurité complète et s’exécutait dans les meilleures conditions possibles... Mais les complices n’étaient pas rassurés pour cela. Ils savaient avoir affaire à un adversaire d’une habileté, d’une intelligence supérieures, et qui disposait à


