1 Tim marche tranquillement son carton à dessin sous le bras. Ludovic dirige une maison d’édition. Il a eu ce contact par Alban. Toutes ses planches sont prêtes. Tim a peur. Pourvu que ça lui plaise. Ils se retrouvent au Chinon. Trop en avance. Il est toujours trop en avance. Tim s’installe au café et ouvre son carton à dessin. Soixante-sept planches. Pourvu que le texte soit bon et l’histoire. Il n’a aucun doute sur la qualité de ses dessins. C’est son univers. Il n’en changera pas. « Tim au cœur d’or ». Le titre non plus, il ne le modifiera pas. Il y tient beaucoup. Son personnage ne lui ressemble pas, mais il veut l’appeler Tim. Il a hésité pendant des mois. Mais il n’y a que son propre prénom qui colle. Ce petit diminutif qui l’a accompagné toute sa vie. Il aperçoit un homme d’une


