Partie 04

1174 Mots
Les histoires du Messager Justomer. Alors que nous approchions des locaux de l'église, tous les yeux étaient braqués sur nous et je murmurais à moi-même : «Si seulement ces gens savaient que nos parents ont des difficultés et qu'ils ne communiquent avec personne, ils ne voudraient pas être un peu comme nous !». Bonjour monsieur, comment allez-vous aujourd'hui ? «Par sa grâce spéciale, grâce au Seigneur tout va bien» «Vous rayonnez de gloire, monsieur» «Merci, sœur Titi, que Dieu te bénisse.» Sœur Titi avait l'habitude de saluer et de faire des compliments à mon père chaque fois qu'elle le voyait. Elle a laissé mes frères et surtout moi sans autre choix que celui de convoiter notre père. Les histoires du Messager Justomer. Pourquoi ne salue-t-elle pas et ne fait-elle pas de compliments à maman ou à l'un des enfants ? Pourquoi ça doit être seulement papa ? Le plus drôle, c'est que maman n'a rien vu de mal dans son comportement. J'ai regardé sœur Titi et je l'ai traversée pour entrer dans l'auditorium de l'église. J'avais assez de problèmes à gérer à la maison et sœur Titi était loin du moindre de ces problèmes. Tout au long du culte, je suis restée assise et silencieuse pendant que je regardais mon propre père prêcher le sermon de ce jour. Il y a un sentiment de satisfaction que j'ai toujours quand papa est à la chaire. Le temps attendu pour l'offrande de la dîme est arrivé et le modérateur a annoncé: «Si vous avez votre dîme, avancez s'il vous plaît» Ce n'était pas le premier dimanche du mois et donc peu de gens sont sortis pour offrir leur dîme à Dieu. Juste au moment où on voulait emporter le tronc, mes frères et moi sommes venus avec nos glorieux vêtements en marchant vers l'autel pour offrir nos dîmes. Je pouvais imaginer la réaction des membres de la congrégation alors que nous marchions en grande pompe vers l'autel... Le culte d’adoration est fini en un rien de temps, mais comme d'habitude, maman et papa avaient une série de personnes qui attendaient de les voir après le culte. Mes frères et moi avons attendu dans les locaux de l'église. C'est en attendant que j'ai rencontré Jerry. Jerry est le fils de l'évangéliste Salomon, mais il avait deux ans de plus que moi et il était déjà au cycle secondaire. Je devais composer le concours d’entrée en sixième dans l’école de mon choix le lendemain. Jerry m'a raconté de belles histoires sur l’internat de toute la journée et j’ai immédiatement eu une envie folle d’aller à l'internat. Delà, j'ai décidé d'aller dans un internat. Mais comment allais-je convaincre mes parents à accepter cela, vu la situation actuelle dans notre foyer ? C'était soit l’internat, soit rien. Ma décision était sans appel ni renvoi. Deux heures plus tard, mes parents et les parents de Jerry étaient prêts à partir pour la maison, j'ai dit au revoir à Jerry par la fenêtre de la voiture alors que papa conduisait. Pendant que nous étions assis sur la table à manger, maman et papa se regardaient l'un l'autre et je savais qu'il ne fallait pas interrompre ce moment de silence. Soudain, papa a toussé et a dit qu'il avait quelque chose à nous dire. J'ai immédiatement arrêté de manger car j'attendais ce moment. «C'est une bonne chose de servir dans la vigne du Seigneur. Il y a quelques semaines, ta mère et moi sommes rentrés séparément avec des fardeaux trop lourds concernant notre vie. Nous sommes désolés de vous avoir tous laissés dans l'ignorance, mais dans l'état actuel des choses, nous avons décidé de vous informer de la situation. Le Seigneur nous appelle dans le ministère à plein temps et par ceci je veux dire que nous démissionnons tous les deux de nos emplois pour nous engager corps et âme au ministère dans un autre État et cela signifie que nous allons quitter cette maison. Les histoires du Messager Justomer. C'est une bonne chose que Zina compose son concours d'entrée en sixième demain. Il nous sera donc facile de l’inscrire dans une nouvelle école. Casimir et Sara pourront également changer d'école. Nous vous exhortons à faire preuve d'indulgence et à comprendre que cette situation ne dépend pas de nous». Avant même que papa ne termine son allocution, Casimir et Sara étaient déjà en larmes. Tous les efforts pour les consoler se sont avérés vains. Leurs principales préoccupations étaient leurs amis à l'école et à l'église respectivement. Je n'ai pas pleuré non parce que cette situation m’arrangeait, mais parce que j'avais l'intention de fréquenter à l’internat. Alors que mes parents et mes frères allaient se rendre à leur nouveau poste, je serais à l’internat avec de nouveaux amis. J'ai présenté ma préoccupation à mes parents ; je leur ai parlé d'aller à l'internat et sans perdre de temps, ils ont accepté et ils ont envisagé que je compose le concours d'entrée en sixième dans une autre école. Mes frères ont froncé le visage de toute la nuit pendant que je fantasmais sur ma vie à l'internat. J'étais impatiente d'expérimenter tout ce que Jerry m'a dit quand nous étions à l'église, j'ai peint des images de la façon dont j'allais me comporter à l'internat, j'étais encore perdue dans mon monde fantastique quand je dormais. Le jour s’est levé si vite et je me suis habillée pour aller composer le concours d’entrée en sixième. «Dois-je vraiment passer ce concours étant donné que j’irai plutôt à l’internat ?» «Zina, ne mets pas tous tes œufs dans le même panier. Et si tu ne réussis pas le concours d’entrée en sixième pour entrer à l’internat» ? «Mais maman, tu nous as toujours appris à être optimistes à propos de la vie, pourquoi donc....» ? «Zina, tu vas te taire et monter dans la voiture ?» Je suis entrée à contrecœur dans la voiture et maman nous a conduits à l'école. Elle a déposé mes frères et nous sommes allés au centre du concours. Je ne lui ai rien dit pendant qu'elle conduisait et elle ne m'a rien dit non plus. Nous sommes arrivés à «MAY INTERNATIONAL GROUP OF SCHOOLS» et avant de descendre, maman m'a tenu la main et a prié pour moi. Elle m'a conduite jusqu’à la salle de classe en m'attendant à l'extérieur de l'école. Ledit concours était assez simple car j'avais terminé trente minutes avant l'heure. Alors que je m'asseyais pour contre-vérifier mon travail, j'ai regardé à côté de moi et j'ai vu une fille en larmes, elle m'a expliquée qu'elle ne savait pas quoi écrire et qu'elle avait besoin de mon aide. Maman nous avait toujours avertis de ne pas tricher pendant les examens de quelque manière que ce soit, en fait, pendant qu'elle priait pour moi ce matin, elle en a même fait mention. ☞ Abonnez vous pour ne pas rater les épisodes suivants. Aimez, commentez, et partagez massivement avec vos amis Merci ! . . . À Suivre..... ( Partie 05 ) . . . ༆ Les histoires du Messager Justomer. .
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